Vendredi 30 novembre 2007
Soleine entre. Elle hésite à mettre son compagnon à la porte. Puis songe avec envie à son sexe comprimé qui lui n'a que faire des scrupules de son propriétaire.
Elle se sent l'âme joueuse. Elle veut se détacher de Vincent. Après tout, son corps réclame et elle n'a pas connu d'autre homme depuis cette étrange nuit dans les lumières glauques du grand
magasin.
- Assieds-toi... Tu veux un verre?
François s'apprête à refuser mais il a envie de se remettre de ses émotions.
- Oui, s'il te plait.
Il s'assoit sur le canapé, un peu empreinté, un peu raide, un peu embarassé. Soleine reparait avec un verre de whisky. Ses yeux sont aimantés par les bas noirs qui gainent les longues jambes. Elle
s'est déchaussée. Il se demande en laissant son regard remonter dans l'ombre de la robe si elle a remis son string.
Soleine pose le verre sur la table basse, puis, comme elle le fait souvent, s'assoit sur le tapis, aux pieds de son ami.
D'habitude, cette attitude ne le trouble nullement. Partout, Soleine aime être assise par terre, tantôt les jambes repliées sous elle, tantôt les genoux remontés sous son menton comme une
enfant.
Mais ce soir, elle le rend terriblement nerveux.
Sa main tremble lorsqu'il saisit le verre.
- Ca fait bizarre de te voir si silencieux, François.
- Je ne sais pas trop comment le prendre, Soleine.
- Comme ça vient... prends le comme ça vient...
Il sursaute lorsqu'elle pose tendrement sa tête contre l'un de ses genoux et sa respiration s'accélère lorsqu'elle commence à se frotter à lui comme une chatte.
Tétanisé et tendu par le désir, il cesse de réfléchir... comme ça vient... Il ferme les yeux.
Doucement, la langue de Soleine s'égare dans son cou. Ses doigts se faufilent entre les boutons de sa chemise qu'elle ouvre rapidement. Sa langue encore qui parsème de baisers humides son torse
puis son ventre. Ses cheveux doux, un peu ébourriffés, qui le frôlent.
Elle ouvre sa ceinture et il la laisse descendre à ses chevilles son pantalon et son slip. Ne pas réfléchir. Il est là, chemise ouverte sur son torse mince, pantalon tire-bouchonnant sur ses
chaussures. Soleine s'active avec lenteur. Elle frotte son museau dans ses poils, s'imprègne de la mâle odeur, joue avec ses bourses. Elle caresse la hampe du bout des doigts, s'amusant à la
regarder tressaillir. Du bout de la langue, elle lape une goutte sucrée qui perle à l'extrémité de son gland.
Sa bouche l'entoure, il est gonflé et appétissant comme une grosse fraise. Elle le serre avec ses lèvres, le parcourt avec sa langue.
Puis soudain, elle avale tout le sexe, réprime un haut le coeur qui n'amoindrit pas son excitation... au contraire. Sa bouche glisse sur le membre dur, elle salive...
Entre ses cuisses, elle se sent liquide et ne peut resister à l'envie de se caresser en suçant François.
Elle le sent au bord du gouffre et cesse ses caresses buccales. Il a ouvert les yeux et regarde le visage de celle qui le nargue d'un air coquin. Elle lui tend ses doigts couverts de liqueur et les
lui donne à lécher.
Puis, elle recommence à l'agacer du bout de la langue, en le regardant par en dessous, sa main à nouveau plongée entre ses cuisses.
Elle l'avale de nouveau et le sent très vite durcir à la limite de non retour.
Encore, elle l'abandonne, le nargue, le flatte du bout des doigts.
François n'en peut plus.
Elle le rend fou...
Tout doucement, elle reprend le sexe dans sa bouche. Il sent sa chaleur douce qui l'entoure. Sans le faire coulisser, elle le garde ainsi, remuant juste sa langue contre la hambe, avec des
mouvements ascendants...
- Arrête, Soleine! Tu vas me faire jouir!
("bah justement, c'était bien mon intention"... songe-t-elle en sentant le sexe se contracter dans sa bouche) Elle ne se laisse pas repousser et avale le plaisir de François. Il jouit en râlant et
en tremblant, crispé dans un long orgasme.
Lorsqu'il reprend ses esprits, il la regarde longuement, éberlué par le tableau qu'elle lui offre. Elle s'est allongée sur le tapis, jambes repliées et ouvertes et se caresse avec passion. Elle a
plongé 2 doigts dans son ventre et est secouée par le plaisir.
Il la trouve belle et terrifiante.
Elle rougit lorsque redescendue sur terre elle croise le regard fixe de François.
Il s'est rhabillé.
- Tu veux bien me laisser seule, s'il te plait?
par fanny etriendautre
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