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Vendredi 30 novembre 2007

En un instant, elle est sur le trottoir et frissonne dans la nuit.

Elle sourit de son audace comme d'une bonne blague, légèrement ivre. C'est bien ça. Elle a envie de baiser. De s'amuser, et de baiser.

François extrait lentement son grand corps de la petite voiture. Elle le trouve toujours élégant, brillant même. Mais il n'a pas la fougue et l'animalité qui lui plaisent vraiment. Elle songe un instant que cette fois, au moins, elle pourra pleinement maîtriser les choses...

Cette fois...

Elle sent un serrement bizarre au creux de son estomac: là, dans un renfoncement sombre, elle a cru reconnaître la silhouette féline et puissante de Vincent.

Elle chasse rapidement son trouble... De nuit, sa vue est très mauvaise...

François l'a rejointe et la serre dans ses bras. Il murmure à son oreille: « Tu es étonnante... et belle... et excitante... »

En réponse, elle se frotte langoureusement contre lui. Contre son pubis, elle sent avec satisfaction son sexe toujours dur.

Puis elle fait volte face et rejoint le porche de son immeuble d'un pas aérien... bien que légèrement titubant!

François la suit, fasciné par le mouvement doux des hanches fines, le balancement des fesses rondes, la danse des longues jambes...

Dans l'ascenceur, elle le maintient à distance en souriant largement. Provocante, elle se contorsionne et fait glisser son string sur ses bas. Une lueur lubrique dans le regard, elle le hume avant de le brandir sous le nez de son ami: « Tu constateras, mon cher François, à quel point l'odorat nous renvoie au désir brut. Nous sommes des animaux, François... » Elle pense « ... et je suis une vraie chienne » mais n'ose pas le lui dire tant il a l'air déjà abassourdi...

« J'ai tellement peur de ne pas te plaire, François... minaude-t-elle, tu me trouves vulgaire n'est-ce pas? »

« N-non... »

« C'est vrai? Je te plais? » Elle relève sa robe et lui offre la vue saisissante de son bas-ventre et de ses hanches doux et clairs et de son soyeux triangle brun au-dessus des bas noirs.. Elle écarte les jambes, appuyée dos contre une paroie de la cabine et il voit son clitoris rouge et gonflé, ses lèvres ouvertes, promesses indécentes des plaisirs à venir.

L'ascenceur s'est immobilisé et ouvert sur le palier mais Soleine ne bouge pas. François est tiraillé entre gêne et désir insupportable.

Elle lui ordonne, avec la même voix cassée et envoutante:

« Suce-moi » et dans ces deux mots, il y a toute l'indécence, toute l'incandescence de son désir. Mots crus, masculins qui dans sa bouche sonnent comme la plus délicate des formules magiques.

Il s'agenouille avec peine devant elle, gêné par la position de sa queue bandée contre sa cuisse.

Un bref instant, il pense qu'il n'a jamais gouté sa langue ni même ses lèvres... puis il renonce définitivement à mener le jeu et choisit de se laisser porter par l'envie de Soleine. Avec les pouces, il écarte les grandes lèvres et s'empare du clitoris qu'il se met à sucer avec application, comme elle le lui a demandé. Il sent que son corps se tend vers lui, qu'elle est tout à ses sensations. Elle exhale une odeur qui le rend dingue.
Il écarte ses lèvres comme de douces pétales et de la langue, lape le nectar qui s'en échappe. Puis il la pousse le plus loin possible dans le coeur rose et palpitant avant de la promener sur chaque relief, chaque repli de chair douce. Il s'empare à nouveau du clitoris tandis qu'elle halète de plus en plus distinctement.

Soudain, elle se retourne et, écartant les fesses, lui intime:

« S'il te plait, lèche-moi là aussi... »

Il n'hésite qu'un instant... Il a faim d'elle. Il pourrait grignoter chaque centimètre carré de sa peau sans être rassasié.

Pourtant, à mesure qu'il la sent s'ouvrir sous ses caresses, tandis que ses chairs fines et douces s'écartent lentement, il n'est plus très sûr d'assumer ce qu'il prépare....

Cette femme, il se voyait bien la prendre pour épouse, lui faire quatre beaux enfants... et voilà qu'elle se montrait sous un jour sulfureux, incontrôlable...

En guise de première fois, il était en train de la préparer à une belle sodomie dans un ascenceur...

Soleine joue son rôle de chienne à la perfection. Elle a l'impression de pouvoir entendre le conflit entre les neurones de François et ses hormones.
Elle aime ce jeu. Son désir est dévorant mais elle en garde le contrôle.
Elle a envie qu'il la baise, qu'il en oublie sa bonne éducation, sa culture, ses manières. Elle veut juste qu'il la possède, qu'ils gémissent ensemble comme des animaux.

Elle pense que s'il en est capable, alors, peut-être, elle pourra l'aimer vraiment.

« Prends-moi comme ça, François, s'il te plait. Maintenant. »

Cambrée, la joue contre le métal froid de la cabine, les mains écartant toujours ses fesses, elle attend.

François s'est redressé, elle le sent hésiter dans son dos.

Mais il pose ses mains sur les siennes pour qu'elle cesse de s'ouvrir et l'enveloppe de son corps comme pour la revêtir. Il l'embrasse dans le cou et murmure à son oreille:

« Je ne peux pas te baiser comme ça, Soleine... Je te respecte trop... Je ne te reconnais pas. »

Elle laisse redescendre la robe sur ses fesses et soupire... entre déception et soulagement.

« D'accord... Entrons... »

Puis lui faisant face, elle plante ses yeux dans les siens et pose sa main sur sa braguette...

« Pourtant, tu en as envie... »

« Oui... Entrons, s'il te plait, Soleine. »

 

par fanny etriendautre
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