| Octobre 2008 | ||||||||||
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Il l'attrappe par le poignet et l'entraîne hors de la salle de contrôle, vers les escalators immobiles.
Le magasin est plongé dans l'obscurité. Les lumières marquant les issues de secours nimbent les rayons d'une discrète lumière verdâtre qui rend les silhouettes des mannequins encore plus inquiétantes.
Soleine a peur, elle a froid. Elle sanglote le plus silencieusement possible tandis qu'il la tire dans ce dédale qu'il semble connaître par coeur.
Ils sont au rayon linge de maison. Un grand lit romantique aux volutes de métal ouvragé trône au centre. Il la jette sur les draps clairs et sort d'une pochette à sa ceinture une paire de menottes. Sans ménagement, il passe la première à l'un de ses poignets et glisse la seconde derrière l'un des barreaux centraux de la tête du lit avant de la refermer sur l'autre poignet.
Elle se retrouve sur le dos, les bras tendus au-dessus de sa tête et liés au lit, le corps offert dans son corset de poupée SM.
Il s'approche de son visage et chuchote, tout près de son oreille:
« Maintenant, je pense que tu vas avoir un peu de temps pour te calmer en attendant que nos amis de la police viennent te chercher. Je pense qu'ils vont adorer te trouver dans cet accoutrement. Il paraît que dans le quartier, des plaintes pour viol passent régulièrement à la trappe. Tu me diras si c'est vrai dans quelques temps, d'accord.? »
Puis il colle sa bouche contre ses lèvres et les force doucement avec sa langue. Le baiser qu'il lui donne est profond, sensuel, et elle ne peut s'empêcher d'y répondre.
« Je suis sûr que tu aurais aimé ça, en plus...Adieu, ma belle... » Une claque sur la fesse et il disparaît, la laissant seule et transie, à la mercie des fantômes du rayon draps.
« Non... s'il te plait... ne me laisse pas.... » Sa voix est à peine un murmure qui s'éteint dans un sanglot. Elle se retrouve seule. Elle reste immobile, sur le dos, les jambes légèrement repliées sur le côté. Elle se sent vide, horriblement: sa chatte humide et son corps déliés voulaient être baisés. Dans sa bouche, elle a encore la sensation délicieuse de la queue de Vince, son velouté... mais sous ses dents l'impression atroce, ce léger craquement des chairs qu'elle a heureusement, ou malheureusement, interrompu avant l'irréparable.
Et ce baiser, qu'elle aurait voulu prolonger. Quelle conne... Elle a tout gâché. Ses chances de s'en sortir sans que le monde entier soit au courant que la fille du sous-préfet vole de la lingerie fine aussi...
Elle frissonne. Le magasin résonne de légers bruits mats amplifiés par l'écho des grands volumes silencieux. L'obscurité est partout, nichée entre les étagères et les portants, découpant à peine les silhouettes des mannequins. L'une d'elles semble avoir bougé, imperceptiblement, et Soleine croit avoir perçu un bruit dans la même direction.
« Il y a quelqu'un? » Sa voix monte, angoissée, et se répercute autour d'elle, pleine d'effroi.
« C'est pas vrai... je vais devenir dingue... »
Vince la laisse mijoter. Il la regarde, si belle sur le grand lit. Ses longues jambes repliées dissimulent sa touffe mais dessinent la cambrure de ses reins et la douceur de ses hanches. Ses petits seins sont applatis par la position mais ne déparent pas la délicatesse et la féminité de son buste.
L'oeil pétillant de désir et d'amusement, les doigts jouant sur ses lèvres, il la regarde se contorsionner pour trouver une position moins offerte. Il a reposé le téléphone et n'a plus envie d'appeler la police. Il veut s'occuper d'elle lui-même. Définitivement.
Elle a réussi à s'agenouiller contre la tête du lit. Elle regarde autour d'elle, hagarde.
Il prend le micro et règle au minimum le volume du haut-parleur.
Sa voix se diffuse doucement, murmure qui parcourt chaque travée, chaque recoin du magasin.
« J'ai toujours très envie de toi ...»
Il la voit qui redresse la tête et écoute, attentive. Il ne sait pas que ces quelques mots suffisent à la rendre brûlante à nouveau.
« Montre moi que tu veux maintenant être à moi, vraiment, et je n'appellerai pas la police. Montre moi.... Tu as 5 minutes... »
Il est bouffi d'assurance! Comment peut-il croire qu'elle va se donner à lui? Soleine soupire. Comment peut-il le croire? Mais parce qu'il a senti que tout son corps le réclame, qu'elle veut ses mains, sa bouche, son sexe... Sur elle. En elle.
Après un petit temps d'immobilité, elle semble s'agiter, réfléchir... Elle doit le lui montrer? Lui montrer quoi? Comment?
Elle sourit presque en pensant aux parades des bonobos...
Comment? Mais c'est bien sûr!
Elle croise les mains pour se trouver face à la tête du lit puis fait descendre son corps vers les pieds. Lorsque ses bras sont tendus, elle les pose devant elle, bien à plat de chaque côté de sa tête posée elle aussi sur les draps. Sa poitrine repose légèrement sur le tissu... Et elle relève la croupe au maximum, à genoux, les jambes un peu écartées, pour offrir à son geolier sa chatte ouverte et son petit trou jamais pris.
Elle prie pour qu'il soit satisfait de cette position de soumission. Et elle est excitée comme jamais par l'attente. Comment saura-t-il la baiser?
Elle n'a pas eu beaucoup d'amants et ils étaient à chaque fois épris et délicats, très tendres...
Vince est satisfait. Il se hâte de retourner vers le grand lit en imaginant le traitement qu'il va faire subir à sa belle. Il bande déjà. Mais il a quand même un petit compte à régler avant d'entrer dans le vif du sujet....
Au passage, il allume les lumières. Il veut garder chaque instant imprimé nettement et en couleurs dans sa rétine.
Il s'avance silencieusement vers elle. Sa tête est tournée à l'opposé... Qu'il aime cette attitude, ce corps ouvert si impudique...
Ca y est, elle a senti sa présence et son corps se raidit encore dans l'attente, elle creuse d'avantage les reins et sa respiration s'accélère.
Il pose ses mains sur ses chevilles et les remonte le long de ses mollets, d'un geste ferme et enveloppant... le creux des genoux, les cuisses... les fesses... qu'elle avance vers lui en soupirant... les hanches... Ses pouces s'insèrent sous le tissus du corset jusqu'à la taille.
Elle rêve de sentir sa bouche ou ses doigts sur sa fleur trempée. Elle frissonne de plaisir anticipé et s'ouvre encore.
Mais une main claque sur ses fesses, surprenante, sèche, forte. Elle pousse un petit cri de surprise et tréssaille.
"Ne bouge pas, lui intime-t-il. Pas un mot. Pas un cri ni un gémissement. Je ne veux pas t'entendre."
Elle s'agrippe aux volutes du lit, dépitée et honteuse de subir pareil traitement. Elle sait que certaines femmes aiment ça. Mais pas elle. Elle trouve ça humiliant et infantilisant, rien de plus.
Lui admire brièvement la trace rouge de sa paume et de ses cinq doigts sur la peau claire et douce de la jeune femme. Et frappe de nouveau. C'est comme si une tape en appelait une autre et les coups deviennent soudain plus faciles à porter, plus francs, plus rapides. Il les fait pleuvoir sur ses fesses et c'est comme un bruit de pluie battante qui se répercute entre les allées du magasin.
Elle se trémousse, cherche à esquiver imperceptiblement... mais rien n'y fait. Les larmes coulent sur ses joues, pleurs silencieux. La sensation de brûlure augmente tandis que sa peau rougit.
Elle se mord les lèvres pour ne pas gémir. Ses sensations sont de plus en plus troublantes. Il n'y a plus de douleur. Juste un désir violent qui monte, intenable. Lorsque la main frappe sèchement le bord de sa chatte, elle a envie de doigts qui la perforent, de pieux qui la pilonnent.
"Voilà... J'espère que ça te servira de leçons. Il faudra prendre grand soin de ma queue désormais.
- Oui... j'ai compris... je te le promets...
- ... Vincent... Je te le promets VINCENT.
- Je te le promets, Vincent."