...Bienvenue...

***Bienvenue***

Vous trouverez ici mes textes personnels, récits érotiques ou poèmes , anciens ou nouveaux.

J'espère réussir à vous embarquer avec mes personnages comme ils ont su m'emmener, moi, un peu plus loin sur la route de mes fantasmes, dans le lit de mes désirs et de mes envies.

Avec des remerciements tout particuliers pour ceux qui m'ont déjà lue ailleurs et m'ont, par leurs mots, encouragée à écrire encore.

Fanny.

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Nota: Pour lire les histoires de façon chronologique, pensez à commencer par la dernière page ;)

Vendredi 30 novembre 2007

Soleine observe ses ongles exceptionnellement rouges, les mains sagement posées sur ses cuisses. Elle sent le regard de François sur ses jambes et tire machinalement sur sa robe dont les fentes révèlent le haut de ses bas.
D'habitude, son ami la saoule d'une cour bavarde et érudite, spirituelle et un peu pompeuse. Ce soir, il est silencieux, tendu.

Il était passé la chercher chez elle pour rejoindre des amis à une soirée.

Elle était habituellement élégante, fine, douce et mystérieuse. Il aimait ses silences qu'il pouvait effacer à coup d'anecdotes pittoresques ou de réflexions brillantes. Elle savait les saisir à propos et les souligner d'un joli rire ou d'une répartie discrète... mais sans jamais sortir de son rôle de charmante groupie.
Eclairée, intelligente, mais pas assez pour lui faire de l'ombre.
Depuis quelques temps, pourtant, elle était taciturne. Elle n'avait plus le même regard admiratif. Ses sourires étaient forcés, ses rires rares.
Et il se dégageait d'elle quelque chose de troublant, une féminité nouvelle, moins fragile, plus résolue.
Du coup, François, qui depuis quelques semaines faisait durer le plaisir en maîtrisant soigneusement son flirt, se trouvait tout à fait déstabilisé.
Lui qui quelques jours plus tôt avait sereinement décidé de déclarer sa (tiède) flamme à l'(heureuse et chanceuse) élue, était à présent en proie au doute: lui plaisait-il vraiment? N'était-elle pas finalement trop ceci pour lui? Et lui pas assez cela pour elle?
Il se découvrait anxieux et impatient, brûlant d'une (brûlante) flamme qu'il n'avait pas connue jusqu'alors. Et redoutant de ne pas la susciter chez l'(insondable et lointaine) élue.

Ce soir, il la trouvait presque douloureusement belle et désirable. Elle avait fardé sa bouche et ses yeux, revêtu une robe chinoise de crêpe noire dont les emmanchures échancrées et les fentes hautes sur les cuisses mettaient en valeur ses épaules et ses longues jambes.

Il en avait la bouche sèche et la gorge nouée, se sentait totalement idiot et sans aucune inspiration pour animer la conversation.

Elle ne faisait de son côté aucun effort pour dissiper son trouble. Il avait l'impression qu'elle mettait dans chacun de ses gestes un soupçon d'érotisme et de provocation qu'il n'était pourtant pas sûr d'identifier correctement (sinon, il l'aurait violée sur place).

La soirée avait été un calvaire. Elle avait d'habitude une attitude qui éloignait les importuns... mais ce soir, elle les attirait comme des mouches et riait trop fort à leurs vantardises balourdes.
François détestait leurs regards remplis de convoitise et ne la lâcha pas d'une semelle. Mais elle se montrait relativement indifférente à son égard.

Pourtant, la soirée avançant et les coupes de champagnes défilant entre ses mains de moins en moins assurées, elle devint un peu plus chaleureuse... Elle se mit à glousser à son oreille en dénigrant systématiquement ses prétendants, l'attrapant nonchalamment par le bras ou la taille, glissant sa bouche tout près de son cou.

A 23 heures à peine, elle lui chuchota qu'elle voulait qu'il la raccompagne vite...

Et c'est ainsi qu'ils se retrouvent seuls à nouveau dans la petite Austin noire.

François hésite. Sa main reste posée inutilement sur le pommeau de vitesses. Soleine la saisit et la pose d'autorité sur sa cuisse.

Il déglutit en sentant la douceur de la soie gainant la cuisse chaude. Il hésite encore, le bout des doigts à quelques millimètres de la dentelle.

Elle lui souffle d'une voix un peu cassée mais bien distincte: "Caresse-moi."
Il est surpris et décontenancé et commence de douces caresses légères qui osent à peine s'aventurer à la lisière de la robe.

Elle répète: "Caresse-moi" en avançant explicitement le bassin vers lui et en guidant sa main vers l'intérieur de ses cuisses.

C'est ... est ça qu'elle veut... Il ne sait plus où il en est mais tout ce qu'il souhaite, c'est qu'elle soit satisfaite. Alors il glisse ses doigts du haut des bas vers la chaleur humide de son sexe dont il sent les renflements à travers la dentelle légère d'un sous-vêtement.
Il devine le clitoris qu'il frotte avec application.

Elle soupire d'aise, la tête renversée en arrière, lèvres entrouvertes et yeux clos.

Il tente de rester concentré sur sa conduite mais c'est de plus en plus difficile. Il roule lentement, pile au dernier moment lorsqu'un feu passe au rouge puis s'y éternise au vert jusqu'à ce qu'un coup de klaxon le ramène à la réalité.

Elle avance encore son ventre chaud et humide et écarte son slip pour qu'il puisse accéder à son intimité. Il y glisse un doigt intimidé mais téméraire qui rencontre la douceur des chairs élastiques et trempées.

Il pense au spectacle indécent qu'elle pourrait offrir aux yeux des piétons ou des motards sous certaines lumières. Cela l'épouvante et l'excite à la fois. Soleine, elle, s'en moque visiblement.

Il ne sait pas s'il est soulagé ou déçu d'être arrivé à destination.
Elle lui sourit, la main posée sur sa queue qu'elle caresse fermement au travers de son pantalon.
En se garant, il barbouille de la liqueur de Soleine le pommeau du levier de vitesses.

Puis il se penche vers elle pour l'embrasser mais elle se contente de rire, un rire clair et coquin qui lui vrille les entrailles.

"Viens... j'ai une folle envie de baiser!"

par fanny etriendautre
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Vendredi 30 novembre 2007

En un instant, elle est sur le trottoir et frissonne dans la nuit.

Elle sourit de son audace comme d'une bonne blague, légèrement ivre. C'est bien ça. Elle a envie de baiser. De s'amuser, et de baiser.

François extrait lentement son grand corps de la petite voiture. Elle le trouve toujours élégant, brillant même. Mais il n'a pas la fougue et l'animalité qui lui plaisent vraiment. Elle songe un instant que cette fois, au moins, elle pourra pleinement maîtriser les choses...

Cette fois...

Elle sent un serrement bizarre au creux de son estomac: là, dans un renfoncement sombre, elle a cru reconnaître la silhouette féline et puissante de Vincent.

Elle chasse rapidement son trouble... De nuit, sa vue est très mauvaise...

François l'a rejointe et la serre dans ses bras. Il murmure à son oreille: « Tu es étonnante... et belle... et excitante... »

En réponse, elle se frotte langoureusement contre lui. Contre son pubis, elle sent avec satisfaction son sexe toujours dur.

Puis elle fait volte face et rejoint le porche de son immeuble d'un pas aérien... bien que légèrement titubant!

François la suit, fasciné par le mouvement doux des hanches fines, le balancement des fesses rondes, la danse des longues jambes...

Dans l'ascenceur, elle le maintient à distance en souriant largement. Provocante, elle se contorsionne et fait glisser son string sur ses bas. Une lueur lubrique dans le regard, elle le hume avant de le brandir sous le nez de son ami: « Tu constateras, mon cher François, à quel point l'odorat nous renvoie au désir brut. Nous sommes des animaux, François... » Elle pense « ... et je suis une vraie chienne » mais n'ose pas le lui dire tant il a l'air déjà abassourdi...

« J'ai tellement peur de ne pas te plaire, François... minaude-t-elle, tu me trouves vulgaire n'est-ce pas? »

« N-non... »

« C'est vrai? Je te plais? » Elle relève sa robe et lui offre la vue saisissante de son bas-ventre et de ses hanches doux et clairs et de son soyeux triangle brun au-dessus des bas noirs.. Elle écarte les jambes, appuyée dos contre une paroie de la cabine et il voit son clitoris rouge et gonflé, ses lèvres ouvertes, promesses indécentes des plaisirs à venir.

L'ascenceur s'est immobilisé et ouvert sur le palier mais Soleine ne bouge pas. François est tiraillé entre gêne et désir insupportable.

Elle lui ordonne, avec la même voix cassée et envoutante:

« Suce-moi » et dans ces deux mots, il y a toute l'indécence, toute l'incandescence de son désir. Mots crus, masculins qui dans sa bouche sonnent comme la plus délicate des formules magiques.

Il s'agenouille avec peine devant elle, gêné par la position de sa queue bandée contre sa cuisse.

Un bref instant, il pense qu'il n'a jamais gouté sa langue ni même ses lèvres... puis il renonce définitivement à mener le jeu et choisit de se laisser porter par l'envie de Soleine. Avec les pouces, il écarte les grandes lèvres et s'empare du clitoris qu'il se met à sucer avec application, comme elle le lui a demandé. Il sent que son corps se tend vers lui, qu'elle est tout à ses sensations. Elle exhale une odeur qui le rend dingue.
Il écarte ses lèvres comme de douces pétales et de la langue, lape le nectar qui s'en échappe. Puis il la pousse le plus loin possible dans le coeur rose et palpitant avant de la promener sur chaque relief, chaque repli de chair douce. Il s'empare à nouveau du clitoris tandis qu'elle halète de plus en plus distinctement.

Soudain, elle se retourne et, écartant les fesses, lui intime:

« S'il te plait, lèche-moi là aussi... »

Il n'hésite qu'un instant... Il a faim d'elle. Il pourrait grignoter chaque centimètre carré de sa peau sans être rassasié.

Pourtant, à mesure qu'il la sent s'ouvrir sous ses caresses, tandis que ses chairs fines et douces s'écartent lentement, il n'est plus très sûr d'assumer ce qu'il prépare....

Cette femme, il se voyait bien la prendre pour épouse, lui faire quatre beaux enfants... et voilà qu'elle se montrait sous un jour sulfureux, incontrôlable...

En guise de première fois, il était en train de la préparer à une belle sodomie dans un ascenceur...

Soleine joue son rôle de chienne à la perfection. Elle a l'impression de pouvoir entendre le conflit entre les neurones de François et ses hormones.
Elle aime ce jeu. Son désir est dévorant mais elle en garde le contrôle.
Elle a envie qu'il la baise, qu'il en oublie sa bonne éducation, sa culture, ses manières. Elle veut juste qu'il la possède, qu'ils gémissent ensemble comme des animaux.

Elle pense que s'il en est capable, alors, peut-être, elle pourra l'aimer vraiment.

« Prends-moi comme ça, François, s'il te plait. Maintenant. »

Cambrée, la joue contre le métal froid de la cabine, les mains écartant toujours ses fesses, elle attend.

François s'est redressé, elle le sent hésiter dans son dos.

Mais il pose ses mains sur les siennes pour qu'elle cesse de s'ouvrir et l'enveloppe de son corps comme pour la revêtir. Il l'embrasse dans le cou et murmure à son oreille:

« Je ne peux pas te baiser comme ça, Soleine... Je te respecte trop... Je ne te reconnais pas. »

Elle laisse redescendre la robe sur ses fesses et soupire... entre déception et soulagement.

« D'accord... Entrons... »

Puis lui faisant face, elle plante ses yeux dans les siens et pose sa main sur sa braguette...

« Pourtant, tu en as envie... »

« Oui... Entrons, s'il te plait, Soleine. »

 

par fanny etriendautre
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Vendredi 30 novembre 2007
Soleine entre. Elle hésite à mettre son compagnon à la porte. Puis songe avec envie à son sexe comprimé qui lui n'a que faire des scrupules de son propriétaire.

Elle se sent l'âme joueuse. Elle veut se détacher de Vincent. Après tout, son corps réclame et elle n'a pas connu d'autre homme depuis cette étrange nuit dans les lumières glauques du grand magasin.

- Assieds-toi... Tu veux un verre?

François s'apprête à refuser mais il a envie de se remettre de ses émotions.

- Oui, s'il te plait.

Il s'assoit sur le canapé, un peu empreinté, un peu raide, un peu embarassé. Soleine reparait avec un verre de whisky. Ses yeux sont aimantés par les bas noirs qui gainent les longues jambes. Elle s'est déchaussée. Il se demande en laissant son regard remonter dans l'ombre de la robe si elle a remis son string.

Soleine pose le verre sur la table basse, puis, comme elle le fait souvent, s'assoit sur le tapis, aux pieds de son ami.
D'habitude, cette attitude ne le trouble nullement. Partout, Soleine aime être assise par terre, tantôt les jambes repliées sous elle, tantôt les genoux remontés sous son menton comme une enfant.
Mais ce soir, elle le rend terriblement nerveux.
Sa main tremble lorsqu'il saisit le verre.

- Ca fait bizarre de te voir si silencieux, François.
- Je ne sais pas trop comment le prendre, Soleine.
- Comme ça vient... prends le comme ça vient...

Il sursaute lorsqu'elle pose tendrement sa tête contre l'un de ses genoux et sa respiration s'accélère lorsqu'elle commence à se frotter à lui comme une chatte.
Tétanisé et tendu par le désir, il cesse de réfléchir... comme ça vient... Il ferme les yeux.

Doucement, la langue de Soleine s'égare dans son cou. Ses doigts se faufilent entre les boutons de sa chemise qu'elle ouvre rapidement. Sa langue encore qui parsème de baisers humides son torse puis son ventre. Ses cheveux doux, un peu ébourriffés, qui le frôlent.
Elle ouvre sa ceinture et il la laisse descendre à ses chevilles son pantalon et son slip. Ne pas réfléchir. Il est là, chemise ouverte sur son torse mince, pantalon tire-bouchonnant sur ses chaussures. Soleine s'active avec lenteur. Elle frotte son museau dans ses poils, s'imprègne de la mâle odeur, joue avec ses bourses. Elle caresse la hampe du bout des doigts, s'amusant à la regarder tressaillir. Du bout de la langue, elle lape une goutte sucrée qui perle à l'extrémité de son gland.
Sa bouche l'entoure, il est gonflé et appétissant comme une grosse fraise. Elle le serre avec ses lèvres, le parcourt avec sa langue.
Puis soudain, elle avale tout le sexe, réprime un haut le coeur qui n'amoindrit pas son excitation... au contraire. Sa bouche glisse sur le membre dur, elle salive...
Entre ses cuisses, elle se sent liquide et ne peut resister à l'envie de se caresser en suçant François.
Elle le sent au bord du gouffre et cesse ses caresses buccales. Il a ouvert les yeux et regarde le visage de celle qui le nargue d'un air coquin. Elle lui tend ses doigts couverts de liqueur et les lui donne à lécher.

Puis, elle recommence à l'agacer du bout de la langue, en le regardant par en dessous, sa main à nouveau plongée entre ses cuisses.
Elle l'avale de nouveau et le sent très vite durcir à la limite de non retour.
Encore, elle l'abandonne, le nargue, le flatte du bout des doigts.

François n'en peut plus.
Elle le rend fou...

Tout doucement, elle reprend le sexe dans sa bouche. Il sent sa chaleur douce qui l'entoure. Sans le faire coulisser, elle le garde ainsi, remuant juste sa langue contre la hambe, avec des mouvements ascendants...

- Arrête, Soleine! Tu vas me faire jouir!
("bah justement, c'était bien mon intention"... songe-t-elle en sentant le sexe se contracter dans sa bouche) Elle ne se laisse pas repousser et avale le plaisir de François. Il jouit en râlant et en tremblant, crispé dans un long orgasme.

Lorsqu'il reprend ses esprits, il la regarde longuement, éberlué par le tableau qu'elle lui offre. Elle s'est allongée sur le tapis, jambes repliées et ouvertes et se caresse avec passion. Elle a plongé 2 doigts dans son ventre et est secouée par le plaisir.

Il la trouve belle et terrifiante.

Elle rougit lorsque redescendue sur terre elle croise le regard fixe de François.
Il s'est rhabillé.

- Tu veux bien me laisser seule, s'il te plait?
par fanny etriendautre
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Dimanche 2 décembre 2007
Paul est juste homme à tout faire mais il aurait pu être physionomiste. Il a reconnu tout suite une voleuse alpaguée par Vince il y a quelques semaines. 
Depuis qu'il l'a aperçue, il reste attaché à chacun de ses pas et la suit d'assez près pour ne pas la laisser se fondre dans la foule de ce samedi d'avant-fêtes.

Les yeux du petit homme sont fixés sur l'ourlet de la jupe courte et fluide qui danse en révélant le haut de dentelle d'une paire de bas.  Pas tout à fait son genre, cette fille. Trop mince, avec sa taille fine qu'il devine sous le petit blouson court, sa nuque fragile révélée par les cheveux courts. Mais la salive lui monte à la bouche quand il imagine la peau nue au dessus des bas, la douceur de l'entrejambe.

Il ne le sait pas, mais Soleine chasse. Elle ne cherche pas à dérober quoi que ce soit. Elle cherche un mâle facile à corrompre, un homme pour lui permettre de montrer à Vince qu'elle est capable de s'offrir au premier venu. Pour le provoquer. Pour lui plaire. Pour être sienne.

Elle a senti que l'on la suivait.  Elle ralentit à l'approche du rayon lingerie. Paul trottine derrière elle, un peu maladroit. Elle se retourne et le dévisage par dessus d'un assortiment de dentelles. 
Celui-là ne respire pas l'intelligence... ses traits sont épais, grossiers, ses paluches immenses par rapport à sa petite taille, son corps massif, rablais, son ventre proéminent. 
Répugnant juste à point. 
Soleine se fend d'un sourire enjôleur et d'un regard qu'elle veut le plus suggestif possible. Il y répond en rougissant violemment.
Elle se tourne et entreprend de regarder d'autres modèles en lançant quelques coups d'oeils vers son admirateur. 
Son coeur bat à tout rompre sous le calme apparent et ses seins se sont dressés, leurs pointes frottant contre le tissus de sa robe. Le sang pulse dans sa chatte et elle sent que ses lèvres suintent de désir.

Paul est surpris par ces invites. Il se trouve trop veinard, ces derniers temps, entre la belle Sonia qui s'est prise de passion pour ses doigts et sa langue et maintenant cette inconnue qui semble le trouver à son goût.

Intimidé mais téméraire, il vient se placer derrière elle. Il sait qu'elle a deviné sa présence: ses mains se sont suspendues un instant dans leur inspection machinale d'un soutien-gorge affriolant. 

Elle ne bouge plus. Son souffle aussi est suspendu. 
Paul, audacieux, glisse l'une de ses mains le long de l'intérieur d'une cuisse. Le bas est d'une douceur affolante. Il remonte. La peau est encore plus douce. Puis plus chaude. Puis légèrement collante de transpiration. Ses doigts atteignent l'intimité de Soleine. Paul pousse un petit soupir affolé de désir en sentant les poils humides et brulants.

Soleine le laisse faire, tétanisée, docile. Elle se cambre un peu au contact des doigts et écarte légèrement les jambes pour s'ouvrir à l'inspection silencieuse.

Elle se mord les lèvres en sentant les doigts de l'inconnu qui s'aventurent à l'entrée de son ventre. Un regard aux abois la rassure sur un paramètre: personne ne les a repérés. 
Mais elle est toujours dans le doute sur le paramètre qui lui importe le plus: Vincent, lui, les observe-t-il?

Elle repère une caméra de surveillance dont l'angle permet de saisir ce qui se passe dans un coin relativement à l'écart du rayon. Elle murmure en direction de Paul: "Suis-moi" et l'entraîne dans cette zone de repli apparemment discrète mais parfaitement visible sans doute depuis la salle de contrôle vidéo.

Avec surprise, elle s'aperçoit que le contact des doigts de cette espèce de crapaud lui manque déjà. 
Avec joie, elle constate qu'il a décidé de reprendre son inspection là où il en était resté. Ses doigts caressent la fente détrempées, tournent autours du clitoris puis s'enfoncent lentement en elle. Il les ressort et étale précautionneusement la liqueur de Soleine sur ses lèvres et son petit trou.
Soleine ne sait plus où elle en est. Elle ne sait pas jusqu'où elle veut aller. 
Elle pense paniquée qu'il est déjà trop tard, que ce type va la baiser et qu'elle va aimer ça. Qu'il n'est même pas sûr que Vincent la voit et que même s'il la voit, il n'aura peut-être pas envie d'intervenir.

Paul, lui, est obsédé par l'envie de s'enfoncer dans ce petit cul offert. Il ne pense à rien. Tout son corps , toute son âme sont concentrés dans ses doigts et dans sa queue qui piaffe d'impatience.
par fanny etriendautre
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Mercredi 5 décembre 2007

Soudain, dans un crachouillement sonore, un timbre de voix familier s'élève, les faisant sursauter tous les deux.

Soleine a besoin de quelques secondes pour réaliser que c'est le talkie-walkie (ça s'utilise encore ces machins-là?) pendu à la ceinture du petit homme qui produit ces bruits parasites et retransmet la voix hachée mais identifiable de SON Vincent.

Le ton est sec, impérieux, implacable: "Paul, tu me la ramènes tout de suite."

Soleine a l'impression que ses jambes se dérobent sous elle. Elle est partagée entre désir et peur immenses, incontrôlables.

Paul est penaud: déçu, la queue en berne comme son moral à l'idée d'être privé de ce joli divertissement.
Il balbutie: "Tu... tu veux bien venir?" en se demandant si elle sera ou non coopérative. Elle est très pâle, les yeux brillants de panique et semble presque hagarde.

Il l'attrappe par le bras pour la soutenir.

"Il faut que je me reprenne... Respirer... Calmement... Ne penser qu'au plaisir..."
Ces mots plein la tête, elle finit par entendre malgré tout la litanie de Paul qui parait aussi en proie à une certaine agitation:

"Ah la la! J'espère que j'ai pas fait une bêtise... Dis, tu n'es pas sa petite amie, à Vince, au moins? J'espère qu'il ne va pas être en colère que je t'ai touchée. C'est toi qui m'a allumé aussi. T'es une sacrée petite allumeuse. Je peux lui dire, tu sais? Bon pis Vince c'est un grand, tu sais? Même que ses copines, d'habitude, il les partage avec moi. Et Sonia, je crois qu'elle m'aime aussi maintenant. Moi, tu te rends compte? Mais là, il a l'air fâché, Vince. J'espère que c'est que contre toi. Parce que moi c'est comme mon frère et puis j'aime pas quand il est en colère, il fait peur....."

Soleine ne saisit que quelques bribes du discours décousu. Son coeur bat à ses oreilles, tambour assourdissant.

Ils ne marchent pas très vite mais le trajet qui mène à la salle de surveillance lui semble trop court.
Pas le temps de retrouver sa maîtrise. Elle ne trouve pas le moindre mot à dire, pas la moindre explication, pas la moindre ironie à lui balancer.
Elle n'a plus aucune distance. Elle n'est qu'une femelle en train de s'humilier. Une pauvre folle qui rêve de cet homme nuit et jour depuis des semaines. Une traînée obsédée par le plaisir qu'elle a reçu et prête à tout pour en recevoir encore.

Vincent les attend en haut des marches, devant la porte.

Dès qu'elle aperçoit sa silhouette, Soleine retrouve par flashs les émotions qu'elle a ressenties contre lui. Elle a l'impression de se consumer.

Lui est inhabituellement nerveux. Il se ronge les ongles et cesse enfin de tourner comme un lion en cage lorsqu'il peut enfin poser son regard sur sa proie, sa douce et délicieuse proie, celle dont l'image le hante depuis des semaines, celle dont le goût a affadi tous les plaisirs qu'il a connus depuis.

Soleine n'ose pas le regarder. Elle gravit stoïquement les marches, le bras toujours maintenu dans la poigne secourable de Paul. L'ascension dure une éternité.

A moins d'un mètre l'un de l'autre, ces deux-là ont l'impression de ressentir une attraction physique, un désordre chimique de tous leurs sens, une alchimie particulière hautement perturbante.
Tout ceci est presque palpable et Paul, qui l'a très bien ressenti, bredouille un "je vous laisse..." discret avant de battre en retraite.

Sans un mot, ils se toisent. Vincent recule à l'intérieur de la petite pièce et Soleine le suit sans plus se poser de question.

L'envie de lui qu'elle ressent est telle qu'elle a l'impression qu'elle pourrait mourir du manque que le besoin creuse.

L'envie d'elle qu'il ressent est telle qu'il a l'impression qu'il ne saura plus vivre sans se fondre en elle et la posséder.

Temps suspendu. Les quelques secondes où les corps hésitent à se joindre. Se trouver, c'est se perdre. Fusionner, c'est disparaitre.

Instant où tout bascule.

par fanny etriendautre
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Samedi 8 décembre 2007

Leurs yeux se sont trouvés d'abord. Rivés l'un à l'autre, pupilles dilatées, les regards ne se lâchent plus. Chacun peut y lire la violence d'un désir que l'on a cherché en vain à maîtriser.

Sans un mot, sans faire mine de l'embrasser, Vincent s'avance vers Soleine. Sans réfléchir, elle recule, refuse un contact qui ressemblerait à une étrange bousculade. Et se retrouve dos au mur. Au propre comme au figuré. Elle a peur de Vincent, son animalité glacée et ses réactions surprenantes. Encore.

Mais il soupire et dans ce souffle et ce relâchement soudain, il laisse apparaître toutes ses émotions: son envie, son attente, ses doutes, son obsession...
Soleine sent fondre les murailles et entrouvre la bouche pour accueillir le baiser de Vincent. Elle porte ses mains au visage qui la goûte tandis que lui l'enlace étroitement, la serre de toute sa force.

Les langues se caressent, se fouillent, les salives se mélangent, les souffles courts se répondent. Que c'est bon... Le besoin de proximité est hurlant. Se fondre l'un dans l'autre. Plus près, encore, encore... jamais assez près.

La fièvre monte."Je te veux... je te veux..." Les mots se confondent, se mélangent.
Soleine a passé ses mains sous la chemise de Vincent. Ses doigts glissent sur le torse, les flancs, elle a envie d'y planter les ongles, les dents. Désir dévorant.
Vincent a remonté ses mains sous la robe, rencontré la peau nue déjà humide de l'excitation provoquée par Paul... mais il n'y aurait pas eu besoin de cela.
Il attrappe les fesses douces pour coller davantage le bassin de sa belle au sien. Il frotte contre elle sa queue tendue qui attend la libération.
Puis la relâche un peu... mais c'est elle qui ne le lâche plus: elle frotte son visage contre le sien, contre son cou, tandis qu'il défait son pantalon et libère ce beau sexe dont elle a tant rêvé.

Il va la prendre ainsi, debout, dans un face à face délicieux de tension où les corps parlent et exhultent de leurs retrouvailles. Il maintient son bassin d'une poigne solide. Elle remonte l'une de ses jambes avec laquelle elle l'enlace... Et sans avoir à se chercher, les sexes se trouvent. La queue de Vincent se présente à l'entrée du ventre de Soleine, le gland hésite à peine ouvrant avec délicatesse et assurance son chemin entre les chairs douces et élastiques, glissantes du nectar de Soleine.

Accompagné par l'invitation de la jambe de Soleine qui le plaque davantage contre elle, Vincent s'enfonce d'un long coup de rein. Pénétration lente, ample, inexorable... qui arrache aux amants des soupirs rauques de satisfaction et de plaisir.
Leurs pubis se touchent, la queue de Vincent bat tout au fond du ventre de Soleine. Elle se sent si pleine, comblée. Elle voudrait mourir ainsi.
Etrangement, cette plénitude fait rapidement place à un besoin de sensations plus troubles, plus intenses. L'envie d'être pilonnée, de sentir et voir ce sexe somptueux rentrer et sortir tout luisant du sien. Voir le visage de Vincent changer dans le plaisir et la recherche de maîtrise physique. Puis dans l'abandon.

Il a ressenti le même besoin et la baise maintenant avec passion. Il sent son corps qui brûle contre le sien, ses gémissements le galvanisent. Il ralentit pour ne pas se laisser emporter par la montée de son plaisir, sort lentement d'elle pour y replonger avec la même lenteur... Elle se tord de plaisir... ses doigts s'enfoncent dans le dos solide.
"Caresse-toi", lui souffle-t-il à l'oreille. Elle sait -et la connait-il assez pour le savoir aussi?- que cet ultime retour sur elle-même saura lui faire lâcher prise. Ses doigts descendent lentement à la rencontre de son clitoris, contact très léger et doux d'abord car elle sait que la sensibilité le rend presque insupportable. Puis les caresses se font plus appuyées et décuplent les sensations ressenties ailleurs. Elle aime promener ses doigts sous le regard attentif de Vincent.... Elle caresse le sexe qui entre en elle, y prélève un peu de sa liqueur abondante puis revient à son petit bouton turgescent... quelques minutes de ce traitement et elle capitule. Le plaisir lui vrille les reins, fourmillements qui montent puis lentes convulsions qui la perdent, la secouent et rendent chaque coup de rein de Vincent presque intolérable. Trop bon, trop fort...
Dans le tumulte de ses sensations, elle sent que son amant se crispe... Il jouit en elle et leurs séismes se confondent et se répondent, propagations en ondes de choc.

Leurs coeurs se calment peu à peu, corps toujours soudés, emmêlés... "'Reste encore en moi..." "Ne bouge pas..."...

Soleine a envie de dire des mots d'amour. Elle se trouve ridicule et repousse ces réflexions: "Profite... C'est si bon..." Vincent est lui aussi perdu dans ses pensées mais ils sont parfaitement présents l'un à l'autre, attentifs au moindre frémissement.

Une espèce de grattement à la porte les sort de leur félicité. Ils se détachent à regret.

Une voix féminine hésite... " Euh... C'est Sonia... Je dérange peut-être... Vincent? Tu es là?"

par fanny etriendautre
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Mercredi 16 janvier 2008
C'est un lieu tenu secret, tout au fond d'un jardin envahi d'herbes folles, liserons, rosiers sauvages, toiles d'épeires scintillantes.
C'est un matin, l'un de ces matins radieux mais froids qui darde de rayons de soleil la couette imbibée de la chaleur de la nuit.
C'est un matin qui peut s'étirer jusqu'au soir, indolent, délicieusement interminable, un matin sans tic-tac, montres et horloges muettes, arrêtées.
C'est ton souffle qui m'éveille, caresse légère qui couvre ma peau de frissons.
L'eau de ta bouche est plus fraiche que la rosée: c'est la magie d'un matin impossible!
Je m'y abreuve en m'étirant comme un chat. Je laisse mon corps s'enrouler autour du tien, ma peau tenter cette prouesse prodigieuse: épouser chaque grain de ta peau à toi.
Mes yeux sont partis à la recherche des tiens. 
La brume ensommeillée s'est déchirée bien vite et a fait place à une transparence lumineuse, une acuité particulière à lire dans tes prunelles la tendresse qui suit et précède la violence d'un désir.
Nos bouches et nos langues étouffent les mots qu'il n'est pas besoin de prononcer.
Le désir liquide enfle dans mon coeur, enflamme mon cerveau, inonde mes veines et coule entre mes reins.
La déraison, encore, celle qui a électrisé la nuit, va-t-elle nous reprendre au milieu des poussières virevoltantes du jour qui pointe?
Mes doigts impatients rencontrent déjà la douceur de ta queue qui s'est éveillée depuis nos premiers frôlements. Je sens les tiens qui se frayent un chemin entre mes cuisses et mesurent satisfaits l'étendue de mon envie.
A ton regard qui s'allume, je souris: les préliminaires attendront...
Tes mains attrappent les miennes et regard contre regard, tu plonges en moi comme si nos vies en dépendaient.
Nous avons toute la journée devant nous...

jardin4.jpg

par fanny etriendautre
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Dimanche 20 janvier 2008

Cet amour

Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
Cet amour qu faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivant que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marble
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
(...)

par fanny etriendautre
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Dimanche 5 octobre 2008

Oui, je suis en vie...
Mais parfois, que voulez-vous, il se passe tant de choses qui bousculent que les mots ne sortent plus...
On pourrait appeler ça un engorgement. Engorgement sentimental, peut-être.
Je ne pourrais écrire que sur moi, sans distance ni second degré, tant les mots se pressent. Et je ne suis pas tout à fait prête pour ça.
Enfin, cela progresse, puisque me voici ici.
Acte manqué: j'avais totalement oublié mes identifiants. A force de jouer à brouiller les cartes, ce sont des choses qui arrivent!
... mais aujourd'hui, cela m'est revenu...
J'imagine que cela correspond à un besoin...
Alors, je vais vous lire, d'abord... sur vos blogs respectifs... et petit à petit, cela va revenir, j'espère:

l'envie d'écrire.
L'envie de décrire
le désir.

Image MissTigri

par fanny etriendautre
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