...Bienvenue...

***Bienvenue***

Vous trouverez ici mes textes personnels, récits érotiques ou poèmes , anciens ou nouveaux.

J'espère réussir à vous embarquer avec mes personnages comme ils ont su m'emmener, moi, un peu plus loin sur la route de mes fantasmes, dans le lit de mes désirs et de mes envies.

Avec des remerciements tout particuliers pour ceux qui m'ont déjà lue ailleurs et m'ont, par leurs mots, encouragée à écrire encore.

Fanny.

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Nota: Pour que la lecture soit plus agréable, les articles sont présentés du plus ancien au plus récent, de façon à respecter la chronologie des histoires. Cependant pour accéder directement aux textes les plus neufs, vous pouvez utiliser le menu "Articles récents", à gauche.

 

Dimanche 4 novembre 2007

Vendredi soir, 18H30.

Elle flâne tranquillement (en apparence) entre les rayonnages feutrés de sous-vêtements de luxe des Galeries Farfougnettes. Elle est grande, fine, élégante dans un simple jean, des ballerines et une veste en cuir doux coupée comme celle d'un tailleur. Ses cheveux courts accrochent les lumières artificielles du magasin qui glissent des reflets ambrés dans ses mèches brunes et ses prunelles sombres. Certains peuvent la trouver belle. Pour d'autres, elle a juste un air décalé. Un "je-ne-sais-quoi" qui cloche... Ses mains sans bijoux, ongles courts, caressent les étoffes, se régalent des soies, des satins et des dentelles. Elle regarde distraitement les étiquettes, ne semble pas ébahie par les prix exhorbitants. Son choix se porte d'abord sur un ensemble de tulle rouge et dentelle noire... guépière, string... Ensuite, elle opte pour un délicat rose foncé, tulle aérien rebrodé... une guépière bleu nuit, d'une simplicité alliée à un érotisme parfait... un dernier corset noir compensant un début de vulgarité par des détails luxueux...

Là-haut, dans sa cabine de contrôle vidéo, le responsable de la sécurité, un trentenaire vigoureux vétu d'un costume noir digne d'un membre de la garde présidentielle rapprochée, n'en perd pas une miette.
Humectant ses lèvres avec sa langue, un début d'érection déformant son pantalon, il zoome une nouvelle fois sur la pseudo-cliente. Se caressant doucement à travers le tissus de son costume, il se repait de cette bouche qu'il voudrait remplir, de ce petit cul moulé par le jean qu'il adorerait voir offert sous un de ces charmants strings dont elle s'est emparée. Il admire la longue silhouette qu'il aimerait plier devant lui. Elle a cette aisance et cette grâce des gens bien nés... Une sale petite bourge... avec des goûts sûrs en sous-vêtements. On pourrait penser en observant ses choix à une escort girl ou la maîtresse d'un vieux riche... Mais lui le sait: c'est la délicieuse petite kleptomane qu'il observe depuis le début de la semaine.

La demoiselle vient toujours en fin de journée, lorsque les vendeuses fatiguées passent plus de temps à regarder leurs montres qu'à pister les clients. Clients encore suffisamment nombreux et exigeants, d'ailleurs, pour retenir l'attention des plus courageuses. Elle glisse dans les allées, détachée, discrète et subtilise ses proies sans être inquiétée. Elle a un truc pour se défaire des anti-vols et agit avec la rapidité d'un prestidigitateur. Lundi, un gros flacon de Chanel n°5 s'est téléporté dans son sac. La vendeuse qui l'avait négligemment laissé trainer sur le comptoir après l'avoir présenté à une cliente en a fait les frais... Mardi, un délicat cache-coeur en cachemire ne l'a pas quittée au sortir des cabines d'essayage. Mercredi, la jeune femme a refait son stock de maquillage sans que personne ne trouve à y redire. Jeudi, c'était un jean. Celui qui dessine ses jolies fesses à l'instant même d'ailleurs...

Vincent (Vince pour les intimes) est le seul à avoir repéré son manège. En bas, les autres n'y voient que du feu. Il se demande depuis combien de temps elle joue. Il sait qu'elle continuera jusqu'à la limite: une belle frayeur. Et il a décidé, au vu de ses "achats" du jour, que la limite serait posée ce soir. Le coeur battant, espérant de toutes ses forces que l'endroit restera aussi désert de vendeuses qu'il l'était jusqu'à présent, il observe la jeune femme qui se dirige vers les cabines d'essayage. Il aimerait vraiment qu'elles soient équipées de caméras. Ca n'est hélas pas le cas... mais il sait qu'il ne perd rien pour attendre.

Elle referme le lourd rideau sur elle, jetant un imperceptible coup d'oeil sur les environs. Elle ne va pas perdre de temps. Essaiera-t-elle vraiment tous les ensembles ou les a-t-elle emportés uniquement pour mieux dissimuler son choix réel? Les yeux rivés sur l'écran immobile, Vince tente de garder toute sa vigilance. Mais dans sa tête, son écran à fantasmes diffuse par flashs des images de la belle offrant sa peau aux lumières trop crues de la cabine. Il la rêve frissonnante, petits seins pointant dans l'éclat froid du grand miroir. Il la rêve penchée, offrant ses fesses doucement ouvertes en faisant glisser son string sur ses jambes.
Il la rêve se contorsionnant pour se glisser dans ses dentelles et offrir à sa nudité des transparences plus troublantes encore....

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Ernesto Timor, photo trouvée chez @mateur d'art

par fanny etriendautre
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Dimanche 4 novembre 2007

Elle est là, dans cette cabine et elle hésite un bref instant.

Elle a envie de tout essayer. Se voir femme fatale. Et garder sur sa peau le plus bel ensemble, celui qui la transfigure et fait d'elle une autre.

Mais pour cela, il faut se déshabiller. Vulnérable dénudée dans une cabine glacée.

C'est sans plaisir qu'elle commence l'effeuillage.

La belle veste volée dans une soirée d'abord, son forfait irrésistible et honteux. La caresse sensuelle du cachemire qu'elle porte à même la peau et dont elle apprécie à chaque instant la douceur sur sa poitrine sensible, ensuite...

Elle s'observe, se jauge. Ses épaules lui donnent une allure fière et décidée, ses seins menus pointent hardiment vers l'avant, leurs pointes érigées appelant le baiser ou la morsure. Son ventre est doux et plat. Sa peau est trop pâle et elle se trouve trop mince, trop fragile, quand elle se voudrait plus solide et froide qu'un roc.

Elle défait sa ceinture et fait glisser le jean sur ses hanches. La culotte de coton tombe en même temps. Elle est humide de cette sombre excitation qui la prend lorsqu'elle s'adonne à son vice.

Elle songe en souriant qu'elle l'abandonnera avec plaisir dans un coin de cette cabine... et qu'elle aimerait qu'un pervert fétichiste s'en empare comme d'un trophée.

Les ballerines ont valsé et elle est nue. Elle se sent à la fois banale et étrange dans ce lieu qui n'a rien d'intime... Sa toison brune entretenue mais fournie tranche sur la blancheur de sa peau. Elle se scrute. Elle ne se trouve pas belle, ni laide non plus.

Pas excitante. Peut-être en se cambrant un peu plus? Elle se tourne, observe le creux de ses reins, la rondeur accentuée de ses fesses. C'est mieux.... Elle laisse ses mains courir sur sa peau claire, sur ses courbes douces quoiqu'un peu sèches... Elle a moins froid tout à coup.

« Ne pas perdre trop de temps tout de même...Ca va bientôt fermer... »

Elle hésite entre la guépière bleu nuit et l'ensemble corset noir...

Le corset, elle en meurt d'envie...

C'est compliqué à enfiler ce bidule... Mais une fois mis, l'effet est saisissant.

Sa taille est bien prise, affinée, délicate, ses petits seins pigeonnent délicieusement au dessus, offrant leurs tétons érigés avec une belle insolence. Et tout cela semble un écrin pour la douce toison noire et les fesses rondes dont la nudité paraît sublimée... Elle n'en revient pas!

Elle enfile le string qui lui va à merveille, les dentelles disparaissent sensuellement entre ses jambes et les globes de ses fesses.

Elle se trouve belle. Elle a enviede se caresser...

Mais le temps presse... L'antivol git sur la tablette de la cabine. Elle met son cache-coeur sur le corset et elle a l'impression qu'il est bien plus beau et que sa caresse sur ses seins est plus enivrante. Elle enfile son jean et admire son cul qu'aucune démarcation ne vient couper. Rhabillée, elle abandonne les autres ensembles sur le portant déserté de vendeuses et s'avance d'un pas décidé mais tranquille vers l'une des sorties.


« Nous informons notre aimable clientèle que le magasin va fermer ses portes. Nous vous prions de gagner les caisses et les sorties. »


Elle n'aime pas beaucoup se trouver parmi les dernières clientes. Plus difficile de se fondre dans la masse. Pourtant, rien ne semble plus difficile que les autres jours.


Elle passe les portiques qui ne manifestent rien. Et remarque un homme en costume près de la porte manuelle. Elle s'attend à ce qu'il lui ouvre et le toise avec indifférence.


Mais il n'ouvre pas. Il se poste face à elle, imposant et glacial, s'approche pour la dominer plus encore et souffle, d'une voix basse mais distincte: « Madame, je crois que vous allez devoir me suivre... »

 

par fanny etriendautre
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Dimanche 4 novembre 2007

Elle est décontenancée un bref instant mais se ressaisit vite. Elle se redresse de toute sa taille et relève le menton. Elle trouve le moyen de le dévisager hautainement, ses yeux plantés dans les siens, qu'elle trouve un peu rapprochés, signe évident d'une certaine simplicité d'esprit selon ses préjugés de pseudo-intellectuelle.
Le reste du visage évoque un peu la gueule cassée d'un boxeur: une cicatrice marque le sourcil gauche, le nez a été cassé.
Elle ne s'attarde pas sur la bouche, sensuelle et bien dessinée.

- "Je ne vois absolument pour quelle raison je vous suivrais, Monsieur. Je suis pressée, mon mari m'attend. Je vous prie de me laisser passer."

Il est habitué à lire ce mépris dans les regards. Cela ne lui fait ni chaud ni froid. Il éclate de rire dévoilant des dents blanches mais jetées n'importe comment dans sa bouche... Détail rhédibitoire selon les critères de l'esthète face à lui.
Son rire est bref, moqueur et cède immédiatement la place à un demi-sourire accompagné d'un regard trés dur.

Elle commence à se sentir mal à l'aise et ne peut plus nier le gant froid qui serre sa poitrine. Elle a la trouille, vraiment, désespéremment.

Il saisit son bras d'une poigne d'acier:
"Nous allons voir si je peux vous donner une idée des raisons pour lesquelles je n'ai pas l'intention de vous laisser... rejoindre votre mari... Tiens vous avez perdu votre alliance, d'ailleurs?"

Elle ne relève pas la remarque et baisse les yeux malgré elle. Elle ne parvient plus à réfléchir, paniquée à l'idée d'être rattrappée par les conséquences de ses folies.

"Excusez-moi une seconde..." Maintenant toujours son bras, il saisit son talkie-walkie: "Paul, tu peux baisser les rideaux et t'en aller... J'ai une cliente pour nos amis de la police mais je peux gérer seul. Bonne soirée."

"Allons-y, madame." Il l'énerve avec sa politesse et ses "madame"... Et elle ne sait plus que faire pour se sortir de son mauvais pas... Faire le dos rond, pour commencer?

Il l'entraîne dans les allées qu'elle vient d'empreinter, remontant rapidement vers le lieu de son forfait. En chemin, il salue tranquillement des vendeuses qui s'apprêtent à partir. "Salut Vince. Tu veux que j'appelle les flics pour toi?" "Non non ça ira, je m'en charge..." "Ok, bonne nuit, à demain!..."

Elle a honte, terriblement. Gamine prise en faute, la main dans le bocal de bonbons, et traînée maintenant comme par son père vers les preuves de sa bêtise.

Les cabines. Sur le portant, les 3 ensembles sont toujours là. "Mmmmh, ils étaient trés jolis ceux-là aussi... Ils ne vous allaient pas? J'aime particulièrement ce bleu foncé, là, trés classe. Tout à fait votre genre. Je me demande pourquoi vous avez choisi le noir, assez vulgaire, non?"
Elle est piquée au vif mais il ne lui laisse pas le temps de répondre et l'entraîne vers la cabine.
Elle pense immédiatement à l'anti-vol ouvert et à sa culotte. Elle a du mal à marcher, ses jambes ne la soutiennent plus. Mais il la tire sans ménagement et jubile de ce qu'il découvre derrière le rideau mi-ouvert.
"Vous faites comment pour les anti-vols? Vous avez un aimant, quelque chose?.... Oh! mais je comprends pourquoi vous aviez besoin de sous-vêtements: ça se met, ce genre de truc, à votre âge?!"
Elle est de plus en plus mortifiée. Son visage brûle de honte et la colère commence à monter. Il lui lâche le bras pour s'emparer de la fameuse culotte et elle en profite pour essayer de s'enfuir.
Mais c'est comme dans un cauchemar: ses jambes répondent mal à sa commande et elle sent vite son bras happé de nouveau par la main solide.

Il ne s'est pas départi de son sourire moqueur et porte la culotte à son nez et sa bouche... "Mmmh mais elle ne sent plus tout à fait le propre, cette culotte... Ca vous excite de voler, pas vrai?" Et il la gratifie d'un clin d'oeil faussement complice qui finit de lui donner envie de disparaitre de la surface de la terre.

Elle tente de se resaisir: "Monsieur, je ne vous permets..." "Tetete... pour ce que vous me permettez ou pas, attendez un peu que nous regardions ensemble tout ce que vous vous êtes permis dans mon honnête magasin."

C'est plus facile que ce qu'il pensait. Il semble qu'il la domine aussi psychologiquement, intellectuellement, même. Alors qu'il se disait qu'il n'aurait sur elle qu'un ascendant physique. Facile... facile... Trop peut-être?

Elle tente vainement de reprendre ses esprits, retrouver le contrôle d'elle-même. Elle sent confusément qu'il est moins con que ce à quoi elle s'attendait. Sa politesse et sa maîtrise, son mépris ironique, la désarçonnent complètement.

Il l'amène dans son royaume, sa salle de surveillance, vitre donnant sur l'intérieur du magasin et mur d'écrans vidéos. Là, il attendra que tout le personnel ait déserté le magasin pour s'occuper de sa cliente.

par fanny etriendautre
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Dimanche 4 novembre 2007

Elle a l'impression d'avoir littéralement survolé les marches menant à son observatoire. Son bras lui fait mal.

« Pouvez-vous me lacher, s'il vous plait. Vous me serrez vraiment fort.... » Sa voix est douce. Elle a pris le parti de tenter de l'amadouer.

« Si vous vous tenez tranquille. Mais de toutes façons, vous n'avez pas l'air douée pour la course. La prestidigitation, c'est plus votre rayon, non? ».


Il lui désigne un groupe de moniteurs vidéos. Sur chaque écran, un arrêt sur image. Elle la main posée sur le flacon de N°5. Elle avec le cachemire sur son cintre. Elle avec le jean. Elle au rayon maquillage, glissant un fard dans sa poche. Elle sortant de la cabine tout à l'heure, les ensembles contre elle et un léger sourire aux lèvres...


«C'est ma préférée, celle-ci. Vous avez l'air vraiment satisfaite de vous. »


Elle reste interdite... Elle croyait pouvoir jouer impunément et il a tout vu. Mais lui, à quel jeu joue-t-il? Pourquoi l'a-t-il laissée filer les autres jours?


Il s'appuie dos contre la tablette de commande des écrans, croise les bras et la regarde d'un air goguenard: « Il va falloir me rendre la marchandise, chère madame. »


«  Quoi... que...? »


« La veste ne vient pas de chez nous. Mais le cache-coeur, le jean et ce qui... mmmh... vos charmants dessous, il va falloir me les rendre et fissa! »


« Vous n'avez pas le droit! »


« Oh que si! Et comme je suis bien gentil, je vais vous donner des invendus à mettre à la place, pour vous éviter de vous les geler quand vous serez au trou... J'appelle le commissariat tout de suite pour leur demander de venir m'aider à récupérer mon bien? Vous êtes pressée de faire connaissance avec les racailles de votre espèce? »


Elle bredouille, tout à fait décontenancée: « Bon d'accord pour la lingerie mais le reste, je l'ai payé... »


Il la coupe d'un nouvel éclat de rire moqueur.


« Vous voulez voir les bandes en entier? Je vous ai suivie d'un bout à l'autre. Et je vous assure qu'aucun passage en caisse n'est visible. Votre petit manège était très distrayant.... »


Elle cherche une réplique cinglante ou au moins une pirouette pour reprendre un peu de superbe... mais rien ne vient.


Il a attrappé derrière lui un sac du magasin qu'il lui tend en souriant: « Cadeau! » Puis se ravisant: « Ah et ça c'est à vous! Je l'aurais bien gardée mais vous risquez d'en avoir besoin... » Sa culotte...


Elle ouvre le sac. Dedans, une minuscule jupe en stretch noire, de piètre qualité et un t-shirt taille 14 ans en mauvais coton blanc.


Il se moque vraiment d'elle. Elle n'en peut plus et lui lance le sac au visage: « Vous vous foutez de moi! Je ne vais pas mettre ça! Allez vous faire foutre! Pauvre con! Ca vous plait, hein, d'abuser de votre pouvoir? C'est viril, ça, hein? Ca vous fait bander! Trop con pour rentrer dans la police ou dans l'armée... Vous vous défoulez sur des pauvres petites voleuses à l'étalage, comme si je faisais du grand banditisme! Espèce de raté! Minable!... »


Elle a laissé la furie la submerger et lui crache ces mots à 10 cm du visage, hargneuse et cramoisie.


Il la regarde sans ciller. Le sourire a fondu sur ses lèvres mais il reste parfaitement calme.

La gifle part, froide, cinglante, et atteint par surprise la joue de la jeune femme, la coupant net dans ses éructations. Elle n'est pas très forte mais résonne dans la petite pièce. Elle porte sa main à son visage, incrédule, bouche ouverte en un « o » muet et scandalisé. C'est la première fois que l'on la frappe.


« Je n'aime pas les hystériques. Vulgaire en plus. » lâche-t-il, glacé. « Dépèche-toi de te déshabiller avant que je devienne vraiment violent. »


Elle se force à inspirer et expirer pour retrouver une contenance. Elle ne peut pas se mettre à pleurer devant lui. C'est hors de question. Elle se redresse et pose sa veste sur le dossier d'une chaise.


Il la saisit et attrappe son portefeuille.


« Soleine Béranger. Ca te fait 28 ans... Tiens tiens, tu habites le VIième... Tu es bien la petite bourge que j'imaginais... Une vraie première communiante sur la photo. Tu étais mieux avec les cheveux longs... »


Le tutoiement, son identité déclinée de façon narquoise. Elle se sent nue, déjà.


« Qu'attends-tu pour enlever tout ça? »


« De...devant vous?... » « Tu vois un paravent quelque part? Devant moi, oui. Cela fait partie des charmants extras que je m'offre pour compenser ma carrière ratée dans la police. »

par fanny etriendautre
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Dimanche 4 novembre 2007

 

En s'apprêtant à défaire le noeud de son cache-coeur, elle pense à l'allure terriblement sexy de son corset... et se prend à douter d'elle-même et de ses capacités de séduction. Et si sur elle cet accoutrement était tout simplement ridicule? Cet homme ne se gênerait pas pour se moquer d'elle et l'humilier... Surprise par ses propres considérations, doutes mêlés de coquetterie, elle rentre le ventre et se pose de trois-quart pour offrir l'image la plus flatteuse d'elle-même...


Les longs pans du cachemire glissent sur le sol et ses seins se dévoilent, pointes érigées dans la lumière bleutée des écrans, au-dessus de la taille étranglée par le corset. Sous le satin, la taille basse du jean dévoile une bande de peau: le bas de son ventre et le début de ses hanches douces.


Elle attend une moquerie mais Vince se tait. Il semble de marbre mais intérieurement, l'ébullition qui l'a saisi depuis qu'il s'est imposé devant elle augmente encore. Elle est magnifique. Il a envie d'elle.


« Donne-moi ça. »


Elle finit de faire glisser le pull sur ses bras et le lui tend, osant croiser un instant son regard. Elle est surprise d'y lire une fièvre qui dément son attitude méprisante. Mais elle n'en est pas tout à fait sûre...


Il attrappe lentement le vêtement et frôle ses mains au ralenti, se retenant à grand peine de se jeter sur les petits mamelons noisette. L'eau lui vient à la bouche tant il a envie de les croquer, les lécher, les aspirer, les pincer, les sucer, les mordre. Leur faire subir les douceurs les plus sauvages, les tortures les plus douces...


« Continue. »


Elle défait sa ceinture. Cette fois, elle cherche son regard. Elle veut savoir s'il a envie d'elle. Elle a une chance de s'en sortir si elle peut le tenir par le désir.


Elle fait glisser le jean en se cambrant. Elle s'est tournée presque de profil pour lui offrir une vue suggestive sur sa croupe racée. Il a envie d'elle. Elle le voit. Il a glissé ses mains dans les poches de son pantalon et se caresse. Sa bouche est entrouverte et sa langue pointe entre ses dents.

Elle est plus nue que nue, délicatement déshabillée dans le satin et les dentelles noires.


« Tourne toi... Tourne lentement sur toi-même... Lentement... Oui... Comme ça... Tu as l'air d'une vraie petite s@lope... Tu sais? Une petite trainée prête à tout pour que je la laisse partir tranquille, c'est ça?... »


Qui ne dit mot consent, parait-il. Alors elle se tait. Elle parade devant lui en niant le sang qui pulse dans son sexe et le nectar qui trempe son string.


Il dévore des yeux la silhouette délicate et élégante, les courbes douces, les creux mystérieux perdus dans la dentelle.


Elle s'approche en lui tendant le jean. Il le saisit brutalement cette fois, pressé soudain.


« Le string. Dépèche-toi. ».


Elle songe au reflet que lui a renvoyé le miroir un peu plus tôt. Sa touffe comme origine du monde, joyaux dans l'écrin de satin du corset. Elle se sent puissante à nouveau. Sa force tient dans la douceur de ses poils, le soyeux de sa peau et la luisance rosé de ses petites lèvres. Elle fait glisser le string en baissant pudiquement les yeux. Mais sa fausse pudeur s'efface lorsqu'elle écarte légèrement les jambes pour offrir au regard de l'homme les bords humides de son sexe presque ouvert.


Il a bien noté son changement d'attitude et ordonne:


« Suce-moi ».


Le coeur battant la chamade, elle s'agenouille devant lui tandis qu'il sort son sexe de son pantalon et de son boxer. Le membre est long, épais, légèrement tordu, avec un gland rond comme un fruit et largement fendu. L'homme le passe sur le visage de Soleine, le frotte contre sa bouche. Elle le lape doucement comme un petit chat. Elle s'aperçoit qu'elle salive de désir, comme si cette queue lui donnait faim. Elle sent son sexe trempé s'humecter encore.


Lui est terriblement excité par cette fille nue, la taille étranglée dans son corset somptueusement indécent, son joli cul bien en arrière, sa tête aux cheveux courts qui va et vient le long de son vit un peu maladroitement.


Depuis qu'elle sait qu'elle peut jouer de sa sensualité, Soleine a décidé de le mordre. Tant pis si elle l'émascule. Ce sera bien fait pour ce gros con. Pourtant, elle doit se faire violence pour passer à l'acte et suivre son plan. C'est sans conviction qu'elle plante ses canines dans la chair douce et fragile du sexe de Vince.


C'est à peine une morsure. Mais même si la douleur est légère et transitoire et les traces absentes, Vince ne peut supporter l'idée que cette garce ait voulu lui faire mal, voire lui ôter sa virilité.


Il la repousse brutalement, hors de lui et elle tombe sur le sol.


« S@lope! Je crois que tu n'as pas saisi la situation dans laquelle tu te trouves! »

par fanny etriendautre
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Dimanche 4 novembre 2007

 

Il l'attrappe par le poignet et l'entraîne hors de la salle de contrôle, vers les escalators immobiles.

Le magasin est plongé dans l'obscurité. Les lumières marquant les issues de secours nimbent les rayons d'une discrète lumière verdâtre qui rend les silhouettes des mannequins encore plus inquiétantes.

Soleine a peur, elle a froid. Elle sanglote le plus silencieusement possible tandis qu'il la tire dans ce dédale qu'il semble connaître par coeur.

Ils sont au rayon linge de maison. Un grand lit romantique aux volutes de métal ouvragé trône au centre. Il la jette sur les draps clairs et sort d'une pochette à sa ceinture une paire de menottes. Sans ménagement, il passe la première à l'un de ses poignets et glisse la seconde derrière l'un des barreaux centraux de la tête du lit avant de la refermer sur l'autre poignet.

 

Elle se retrouve sur le dos, les bras tendus au-dessus de sa tête et liés au lit, le corps offert dans son corset de poupée SM.

 

Il s'approche de son visage et chuchote, tout près de son oreille:

« Maintenant, je pense que tu vas avoir un peu de temps pour te calmer en attendant que nos amis de la police viennent te chercher. Je pense qu'ils vont adorer te trouver dans cet accoutrement. Il paraît que dans le quartier, des plaintes pour viol passent régulièrement à la trappe. Tu me diras si c'est vrai dans quelques temps, d'accord.? »

 

Puis il colle sa bouche contre ses lèvres et les force doucement avec sa langue. Le baiser qu'il lui donne est profond, sensuel, et elle ne peut s'empêcher d'y répondre.

 

« Je suis sûr que tu aurais aimé ça, en plus...Adieu, ma belle... » Une claque sur la fesse et il disparaît, la laissant seule et transie, à la mercie des fantômes du rayon draps.

 

« Non... s'il te plait... ne me laisse pas.... » Sa voix est à peine un murmure qui s'éteint dans un sanglot. Elle se retrouve seule. Elle reste immobile, sur le dos, les jambes légèrement repliées sur le côté. Elle se sent vide, horriblement: sa chatte humide et son corps déliés voulaient être baisés. Dans sa bouche, elle a encore la sensation délicieuse de la queue de Vince, son velouté... mais sous ses dents l'impression atroce, ce léger craquement des chairs qu'elle a heureusement, ou malheureusement, interrompu avant l'irréparable.

Et ce baiser, qu'elle aurait voulu prolonger. Quelle conne... Elle a tout gâché. Ses chances de s'en sortir sans que le monde entier soit au courant que la fille du sous-préfet vole de la lingerie fine aussi...

 

Elle frissonne. Le magasin résonne de légers bruits mats amplifiés par l'écho des grands volumes silencieux. L'obscurité est partout, nichée entre les étagères et les portants, découpant à peine les silhouettes des mannequins. L'une d'elles semble avoir bougé, imperceptiblement, et Soleine croit avoir perçu un bruit dans la même direction.

« Il y a quelqu'un? » Sa voix monte, angoissée, et se répercute autour d'elle, pleine d'effroi.

« C'est pas vrai... je vais devenir dingue... »

 

Vince la laisse mijoter. Il la regarde, si belle sur le grand lit. Ses longues jambes repliées dissimulent sa touffe mais dessinent la cambrure de ses reins et la douceur de ses hanches. Ses petits seins sont applatis par la position mais ne déparent pas la délicatesse et la féminité de son buste.

 

L'oeil pétillant de désir et d'amusement, les doigts jouant sur ses lèvres, il la regarde se contorsionner pour trouver une position moins offerte. Il a reposé le téléphone et n'a plus envie d'appeler la police. Il veut s'occuper d'elle lui-même. Définitivement.

 

Elle a réussi à s'agenouiller contre la tête du lit. Elle regarde autour d'elle, hagarde.

 

Il prend le micro et règle au minimum le volume du haut-parleur.

 

Sa voix se diffuse doucement, murmure qui parcourt chaque travée, chaque recoin du magasin.

 

« J'ai toujours très envie de toi ...»

 

Il la voit qui redresse la tête et écoute, attentive. Il ne sait pas que ces quelques mots suffisent à la rendre brûlante à nouveau.

 

« Montre moi que tu veux maintenant être à moi, vraiment, et je n'appellerai pas la police. Montre moi.... Tu as 5 minutes... »

 

Il est bouffi d'assurance! Comment peut-il croire qu'elle va se donner à lui? Soleine soupire. Comment peut-il le croire? Mais parce qu'il a senti que tout son corps le réclame, qu'elle veut ses mains, sa bouche, son sexe... Sur elle. En elle.

Après un petit temps d'immobilité, elle semble s'agiter, réfléchir... Elle doit le lui montrer? Lui montrer quoi? Comment?

Elle sourit presque en pensant aux parades des bonobos...
Comment? Mais c'est bien sûr!

 

Elle croise les mains pour se trouver face à la tête du lit puis fait descendre son corps vers les pieds. Lorsque ses bras sont tendus, elle les pose devant elle, bien à plat de chaque côté de sa tête posée elle aussi sur les draps. Sa poitrine repose légèrement sur le tissu... Et elle relève la croupe au maximum, à genoux, les jambes un peu écartées, pour offrir à son geolier sa chatte ouverte et son petit trou jamais pris.

Elle prie pour qu'il soit satisfait de cette position de soumission. Et elle est excitée comme jamais par l'attente. Comment saura-t-il la baiser?

 

Elle n'a pas eu beaucoup d'amants et ils étaient à chaque fois épris et délicats, très tendres...

 

Vince est satisfait. Il se hâte de retourner vers le grand lit en imaginant le traitement qu'il va faire subir à sa belle. Il bande déjà. Mais il a quand même un petit compte à régler avant d'entrer dans le vif du sujet....

 

Au passage, il allume les lumières. Il veut garder chaque instant imprimé nettement et en couleurs dans sa rétine.

 

Il s'avance silencieusement vers elle. Sa tête est tournée à l'opposé... Qu'il aime cette attitude, ce corps ouvert si impudique...

 

Ca y est, elle a senti sa présence et son corps se raidit encore dans l'attente, elle creuse d'avantage les reins et sa respiration s'accélère.

Il pose ses mains sur ses chevilles et les remonte le long de ses mollets, d'un geste ferme et enveloppant... le creux des genoux, les cuisses... les fesses... qu'elle avance vers lui en soupirant... les hanches... Ses pouces s'insèrent sous le tissus du corset jusqu'à la taille.

 

Elle rêve de sentir sa bouche ou ses doigts sur sa fleur trempée. Elle frissonne de plaisir anticipé et s'ouvre encore.

 

Mais une main claque sur ses fesses, surprenante, sèche, forte. Elle pousse un petit cri de surprise et tréssaille.

"Ne bouge pas, lui intime-t-il. Pas un mot. Pas un cri ni un gémissement. Je ne veux pas t'entendre."

 

Elle s'agrippe aux volutes du lit, dépitée et honteuse de subir pareil traitement. Elle sait que certaines femmes aiment ça. Mais pas elle. Elle trouve ça humiliant et infantilisant, rien de plus.

 

Lui admire brièvement la trace rouge de sa paume et de ses cinq doigts sur la peau claire et douce de la jeune femme. Et frappe de nouveau. C'est comme si une tape en appelait une autre et les coups deviennent soudain plus faciles à porter, plus francs, plus rapides. Il les fait pleuvoir sur ses fesses et c'est comme un bruit de pluie battante qui se répercute entre les allées du magasin.

Elle se trémousse, cherche à esquiver imperceptiblement... mais rien n'y fait. Les larmes coulent sur ses joues, pleurs silencieux. La sensation de brûlure augmente tandis que sa peau rougit.

Elle se mord les lèvres pour ne pas gémir. Ses sensations sont de plus en plus troublantes. Il n'y a plus de douleur. Juste un désir violent qui monte, intenable. Lorsque la main frappe sèchement le bord de sa chatte, elle a envie de doigts qui la perforent, de pieux qui la pilonnent.

"Voilà... J'espère que ça te servira de leçons. Il faudra prendre grand soin de ma queue désormais.
- Oui... j'ai compris... je te le promets...
- ... Vincent... Je te le promets VINCENT.
- Je te le promets, Vincent."

par fanny etriendautre
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Dimanche 4 novembre 2007

Ses mains caressent maintenant. Elles consolent, cajolent. Et Soleine a l'impression de se consumer.

Les doigts se glissent entre ses lèvres, écartent, sondent, étalent sa mouille abondante et parfumée autour de son sexe et sur son petit trou. Sa fleur est rose foncé. Sa chair douce, glissante, élastique frémit autour des doigts de Vince. Et coule, coule... Il écarte fermement les petites lèvres et introduit sa langue dans le fruit brûlant pour en recueillir le jus. Elle gémit doucement.

Puis il la lèche avec d'amples mouvements tournants, de son clitoris gonflé à son petit trou. Il a introduit deux doigts en elle et masse doucement son point G, lui arrachant des soupirs et des frissons de plaisir.

Sa langue tourne sur son anus, cherche à l'ouvrir. C'est une caresse nouvelle pour elle, inquiétante et excitante tout à la fois.

Passés les premiers instants de résistance, son corps s'abandonne à la caresse et elle s'ouvre... là aussi.

 

Soleine ne sait plus où elle en est. Pantelante, ruisselante, elle attend d'être comblée...

"Tu veux que je t'encule...
- Oui...
- Demande-le gentiment.
- Encule-moi... Vincent... S'il te plait...

Elle est surprise elle-même de s'entendre prononcer ces mots. C'est comme s'ils sortaient de la bouche d'une étrangère. Et pourtant, c'est elle. Elle habite tellement bien son corps, elle le sent tellement réceptif et en éveil qu'elle ne peut pas se prétendre détachée de ce qu'elle vient de dire ni de ce qu'elle va vivre maintenant.

Lui est partagé, entre euphorie et désir anxieux de lui donner plus encore que ce qu'elle attend.

Elle est prête, il le sent... Il a rapidement ôté ses vêtements, et enfilé un préservatif.

Il couvre doucement le corps frissonnant de la jeune femme avec le sien et l'invite ainsi à redescendre légèrement les fesses pour trouver une position moins écartelée.
Au passage, il caresse ses cheveux courts, embrasse la nuque fine, enveloppe les épaules, le dos, les hanches.

Puis il présente l'extrémité de sa queue à l'entrée de ses fesses et pousse trés doucement.

La sensation est étrange pour Soleine. Ni douloureuse ni vraiment agréable. Elle n'ose pas bouger, en alerte.

Il pousse un peu plus loin et elle a l'impression de sentir ses chairs qui s'écartent pour lui laisser le passage. Elle se sent clouée, immobile autour de cette queue qui s'enfonce en elle.

Lorsque ses doigts s'aventurent à nouveau entre les lèvres mouillées et autour du clitoris gonflé, les sensations de Soleine changent... Le plaisir semble catalysé dans son cul et elle a envie cette fois de sentir le sexe de Vincent bouger en elle.
Il sent qu'elle s'appuie sur lui pour être pénétrée plus profondément et accroit l'amplitude et la fréquence de ses va-et-vient en continuant à stimuler doucement son sexe avec ses doigts.

Elle commence à gémir... C'est si fort! Jamais elle n'a senti le plaisir monter aussi vite et violemment en elle.
C'est fou... Elle qui met d'habitude beaucoup de temps à jouir va venir en quelques minutes, empalée sur le sexe d'un inconnu qui l'a humiliée et contrainte...

Ces pensées confuses ne l'empêchent pas de perdre pied... Vincent est entièrement en elle et ressort presque totalement à chaque poussée. Ses couilles viennent s'écraser sur sa fleur ouverte. Soudain, il pince son clitoris entre ses doigts et elle se sent décoller pour de bon.

L'orgasme la submerge, sismique, intense, long. Elle tremble, agitée de spasmes et laisse échapper de petits cris rauques.

Vince se laisse enfin aller et jouit en râlant. Ce désir ascendant depuis qu'il l'a vue sur son écran, ce plaisir de plus en plus vif de la prendre et de la faire grimper, il peut enfin les laisser exulter entre ces jolies fesses, les mains posées de chaque côté de la taille fine et emprisonnée dans le corset volé.

Avec ses mains, il soulève délicatement ses hanches et l'invite à tendre les jambes. Elle est maintenant allongée sur le ventre et il s'allonge sur elle, prenant soin de couvrir chaque centimètre carré de sa peau.

Son étreinte est à la fois chaleureuse et étouffante. Soleine est enveloppée, contenue, immobilisée sous le corps massif. Etrangement bien, finalement.

Il a la bouche dans son cou et souffle à son oreille.

"Tu as aimé. Tu as vraiment aimé."

Elle ment:
"Je jouis trés facilement. Ca n'a rien d'un exploit. Ca n'était pas particulièrement fort.

- Tu ne manques pas d'air toi... "pas particulièrement fort"... Si tu veux jouer à ce jeu-là..."


Il détache une menotte de l'une de ses mains et la fixe à son propre poignet.

"Je t'attache puisque tu joues encore les détachées. C'est bizarre. J'ai pourtant cru t'entendre me supplier de t'enculer. Tu as oublié?"

Elle rougit et se tait.

"Viens. Je vais te raffraichir la mémoire."

Et les voilà repartis vers la salle de surveillance. Il est nu, sa queue semi-bandée encore et ses vêtements sous un bras. Il se déplace rapidement sans se soucier de la jeune femme, nue elle aussi hormis sa taille gaînée de noir, qui trottine derrière lui, le poignet entravé par la menotte qui la lie à lui. Elle ne peut s'empêcher de jeter des regards en biais vers le corps puissant de Vincent, ses muscles secs et sa peau mate. Et de le trouver attirant.

Il bouge comme s'il ne sentait pas le bracelet de métal et elle est contrainte de suivre ses gestes parfois brutaux. Son poignet est douloureux.

Arrivés dans la petite pièce vitrée, il la tire jusqu'au mur couvert d'écrans et à la console de commande. Là, il choisit un moniteur et revient en arrière. Soleine reconnaît le grand lit et troublée, sa propre silhouette sur les draps. Il fait un arrêt sur image et zoome sur son corps offert, cul outrageusement relevé en signe de soumission.

Les épaules contractées, le fin visage écrasé entre les bras, elle ne s'est jamais vue ainsi. Elle est fascinée par cette image d'elle-même tellement différente que ce qu'elle connait.

Il commente:

"Bandante, hein?

- Oui...."


Ses yeux se posent sur le sexe de Vince qui a repris sa superbe. Bandante, en effet.

Il la détache et s'appuie à nouveau dos à la console, comme il l'avait fait un peu plus tôt.

"Suce-moi. Et cette fois, mets-y de la bonne volonté sinon, tu vas amèrement le regretter..."


Une nouvelle fois, ses genoux se posent sur le carrelage froid. Elle frotte brièvement son poignet endolori et relève des yeux qu'elle veut accusateurs sur le visage de Vince. 
Il la regarde avec un léger sourire et un regard sérieux et intense. 
Troublée, elle baisse les yeux sur la belle queue tendue qui lui fait face et pose une de ses mains sur ses bourses et l'autre à la base de la hampe. Doucement, elle pose de petits baisers sur la colonne de chair qui tressaille. La même sensation de faim la prend et elle salive à nouveau de gourmandise. Cette fois, pas le moindre plan parasite et elle n'a qu'une idée en tête: lui donner du plaisir comme elle l'entend.

Ses baisers se font plus appuyés et humides, son visage entier participe. Régulièrement, elle le regarde en s'appliquant et il n'aime rien tant que ces yeux brillants et défiants au dessus de cette bouche et de ces mains qui s'activent à lui donner du plaisir.

Elle le lèche avec application maintenant et sa queue entière est couverte de salive. Elle en a le menton mouillé... et ce n'est rien à côté de la liqueur qui déborde de sa fleur brûlante...

Elle joue avec son gland, du bout de sa langue, contre son palais, entre ses lèvres qu'elle serre ou relâche. Elle avale sa queue gouluement puis la recrache doucement, en l'accompagnant de sa langue et de douces succions.

Elle altèrne les moments lents et rapides, la légèreté et les gestes plus appuyés.

D'une main, elle malaxe ses couilles et l'un de ses doigts hésite entre les fesses, appuyant légèrement sans oser s'aventurer tout à fait.

D'un geste, il l'engage à pousser plus loin et elle avance son index, regard fixé sur le visage de l'homme. Le plaisir le traverse, il soupire et frissonne.

Elle sent son sexe qui se raidit encore contre son palais et fait mine de prendre le relais avec sa main. Mais il maintient sa tête et enfonce encore sa queue dans sa gorge, provoquant un léger haut-le-coeur... Elle a compris et il désserre son étreinte au moment où le sperme tiède gicle dans sa bouche. Elle l'avale, appliquée, goulée par giclée, gourmande à nouveau, et le plaisir de Vincent en est prolongé de longues secondes.

Elle aime ses râles. Elle aime son visage crispé dans l'abandon. Et elle aime qu'il se laisse aller contre elle et l'embrasse, à genoux à sa hauteur, les mains toujours sur sa nuque et son cou, sans craindre son propre goût.

par fanny etriendautre
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Dimanche 4 novembre 2007

Ce qu'ils ont fait ensuite? Elle n'en garde que des souvenirs confus et emmelés. Des images de son corps contre le sien, la sensation de ses mains la maintenant fermement pour la faire coulisser sur lui, la sensation de sa queue en elle, de ses doigts jouant sur son corps et son sexe...
Il l'a baisée ainsi toute la nuit, lui demandant, après de brèves périodes d'abandon contre son corps, de se caresser, de se montrer, de s'offrir pour faire renaître l'excitation à peine apaisée.

Elle a obéi, ivre de plaisir et d'impudeur, acceptant sans réfléchir ses propositions impératives.

Elle a bougé pour lui, pris des poses, elle s'est ouverte, elle s'est caressée, elle a joué avec ses doigts, les enfonçant sans ménagement dans son antre détrempé et gonflé par les jouissances successives et parfois entre ses fesses. Elle a même accepté de saisir la matraque qu'il lui tendait et de l'introduire en elle sans le quitter des yeux, obscène et provoquante comme jamais.

Ils se sont étourdis, ennivrés, nourris, entre-dévorés, repus l'un de l'autre jusqu'à ce que le jour pointe et darde de rayons blaffards les allées du grand magasin.

Là, il lui a dit: " Je te libère " et il l'a aidée à se rhabiller, ses mains s'attardant sur sa peau comme si elles voulaient mémoriser le grain, la douceur, les courbes...
Il a rattaché fermement le corset enlevé plus tôt et emprisonné sa taille en lui rendant la liberté. Il a fait glisser le jean moulant sur les fesses malmenées, lié le cache-coeur autour de sa taille avant de l'attirer étroitement contre lui. Puis, chuchotant contre son oreille:

"Tu as adoré que je te baise.
- Oui...
- Tu reviendras.
- Je ne sais pas...
- Tu reviendras."

Et, dans son costume parfaitement réajusté, frais comme s'il venait de sortir de la douche, il lui a galamment tenu la porte en la laissant sortir.

Elle est passée devant lui intimidée soudain. Elle se sentait poisseuse de plaisir, elle. La bouche rouge et gonflée des baisers et des morsures donnés et reçus. La chatte brûlante d'avoir tant été prise. Le cul ouvert d'avoir tant reçu. Le corps endolori d'avoir été tant caressé, pétri, griffé, contraint.

Elle avait l'impression que ses frasques se lisaient sur son visage et rentra chez elle hésitant entre clamer à chacun le bonheur d'avoir tant joui et s'enterrer par honte de s'être tant donnée.

Et là, maintenant, sous la douche brûlante, ses mains se rappellent de celles de Vince et empruntent les mêmes détours. Et elle se fait jouir, encore, en pensant à cette folle nuit volée à sa vie.

par fanny etriendautre
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Dimanche 4 novembre 2007
Vendredi + 3 semaines.

Elle crève d'envie d'y retourner, de le revoir. A chaque fois qu'elle pense à lui, son corps massif, ses grandes mains autoritaires, ses lèvres douces, sa queue raide, elle sent la même fièvre envahir son bas-ventre.

La même envie furieuse d'être prise, encore et encore.

Elle se caresse en y pensant, ses doigts s'insinuent partout, autour de son clitoris gonflé, dans sa chatte douce et humide, jusque dans son petit trou. Elle se sent délicieusement sale, alors, un peu vicieuse, un peu chienne, pantelante de désir.

Elle jouit en tremblant, en se mordant les lèvres, orgasmes courts et brutaux.


Puis elle redescend sur terre et se reproche ses égarements. Jusqu'à ce que le manque revienne, comme une faim qui la tenaille.


Alors elle décide d'y retourner. Tant pis. Tant mieux.


Elle enfile de beaux dessous, soutien-gorge champagne brodé d'arabesques et shorty de tulle transparent brodé également. Elle se maquille légèrement, sa bouche est un fruit mordu, ses yeux sont de velours. Elle ajuste des bas auto-fixants clairs, une jolie robe douce en lainage qui suit fluidement les courbes de son corps.

Son reflet dans la glace la satisfait. Une paire de bottes et elle part conquérir le monde en général et un homme aux yeux sombres et au nez cassé en particulier.

"These boots are made for walking, and that's just what they'll do

one of these days these boots are gonna walk all over you....."



C'est elle. Enfin. Cette garce aura quand même mis près de 3 semaines pour se décider à revenir. Vince est en colère. Il a trainé devant chez elle à plusieurs reprises. Elle appartient à un monde tellement différent qui le fascine et l'écoeure à la fois.

Tous les regards qu'il a croisés étaient indifférents quand ils n'étaient pas ouvertement méprisants. On l'a pris pour un portier ou un voiturier à plusieurs reprises. Un soir, il l'a aperçue, silencieuse au bras d'un insupportable baratineur à lunettes. Un gars immonde du genre à porter un nom à particule.

Il a tourné les talons et disparu dans un sombre renfoncement.


Et la voilà. Toujours aussi belle et fine. Mais glacée dans sa robe de femme trop "comme il faut". Son esprit vagabonde... Que porte-t-elle dessous? Qu'avait-elle l'intention de lui offrir? Son corps nu hormis des bas? Il se plait à imaginer ses mains remonter lentement de l'intèrieur des genoux aux cuisses gainées de soie, rencontrer avec délice la dentelle du haut des bas et glisser sur sa peau nue, humide de désir. Contourner sans le toucher le mont de Vénus soyeux, glisser sur les hanches douces, entre la peau et la laine, envelopper la taille fine, sentir sa poitrine se soulever à un rythme ample et rapide, cueillir les seins frissonnants.


Mais il ne le fera pas. Elle revient ici avec la même attitude que la première fois. Comme si rien en elle n'avait changé. Comme s'il n'avait imprimé aucune trace indelélébile sur son corps et comme s'il n'avait rien inscrit de définitif dans le livre de ses désirs.


Elle erre dans les rayons avec le même détachement feint que lorsqu'elle se contentait de voler. A se demander si elle ne serait pas venue uniquement pour ça.


Admettons...


Tiens, elle empreinte l'escalator qui mène à l'étage du linge de maison. Peut-être... Peut-être réussira-t-elle le faire changer d'avis?


Elle s'avance vers le grand lit de métal forgé. Hésite. S'assoit et cherche des yeux la caméra de surveillance. Elle semble le regarder dans les yeux durant quelques secondes, assise face à lui, bien droite, les mains posées sagement de chaque côté de ses hanches. Elle ne sourit pas. Il zoome sur son visage pour essayer de voir son regard. Mais déjà elle se lève et repart d'un pas un peu moins assuré.


Soudain, elle se ravise et semble sur le point de faire demi-tour... Vincent pense un bref instant qu'elle va lui montrer qu'elle veut être sienne.

Mais non. Elle fourre avec une maladresse exaspérante quelques photophores dans son sac.

Il fulmine: elle pense donc qu'il va aller la chercher pour ce misérable larcin que chacun aurait pu voir?


Maintenant, il sait qu'elle ne fera rien de plus. Elle va traîner dans le magasin pour être sûre d'être vue, imaginant par sa seule présence apâter Vincent.


Il va se poster à la porte où il l'a arrêtée 3 semaines auparavant.

Il l'attend, raide et glacé.

Quelques minutes interminables passent.

Ils se voient presque au même moment. Sa démarche change dès que ses yeux croisent ceux du vigile. Elle ralentit perceptiblement. Il soutient son regard sans paraître la reconnaitre.

Il voit, avec un plaisir qui ne transparait pas sur ses traits durs, les joues de la jeune femme s'empourprer et ses yeux se troubler puis briller anormalement.

Elle se dirige vers lui, hésitante, intimidée... Mais soudain, il lui ouvre la porte et s'efface avec un détachement affecté pour la laisser sortir.


Elle se retrouve, brûlante et glacée, sur le trottoir bruyant et perdue dans la foule.

Plus humiliée que s'il l'avait fessée. Et tellement creuse et insatisfaite.


Elle ne sait pas que la frustration et la colère qui montent à présent en elle dévorent également les tripes de Vince.


Elle ne comprend pas ce qui s'est passé. Mais elle a décidé de contre-attaquer. Reste à choisir ses armes.

par fanny etriendautre
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Vendredi 30 novembre 2007

Vincent asperge son visage d'eau froide. Les gouttes d'eau humectent légèrement ses cheveux, s'accrochent à ses longs cils bruns, glissent le long de ses joues rudes... Il soupire, appuyé des 2 mains à la faïance blanche, les yeux plongés dans le miroir face à lui comme s'il s'agissait d'un lac sans fond.

 

Soudain, un visage rond et rieur apparaît derrière lui. Des joues rondes et roses, des yeux clairs un peu trop fardés, une petite bouche brillante de gloss, le tout entouré de boucles blondes et exhalant un parfum de vanille.

- Vince!
- Sonia...
- Je te cherchais, tu sais. Je voulais te demander si tu voulais passer chez moi ce soir...

La jolie poupée blonde se balance d'un pied sur l'autre. Petite, ronde, ses formes oppulentes contrastent avec son visage enfantin.

Les yeux de Vince glissent sur le profond décolleté et s'attardent sur la blancheur des seins lourds. Dans un flash, il revoit ses larges aréoles rose pâle qui fondent si délicieusement sous la langue, les tétons qu'il faut pincer ou mordre pour qu'ils pointent enfin.

 

- Je ne sais pas encore ce que je fais. On verra, d'accord?
- Tu n'as pas l'air très bien... Tu es sûr que ça va?
- Oui...
- Pourquoi tu ne m'appelles jamais?
- Mais si, je t'appelle. S'il te plait, pas de discussion de ce genre maintenant...
- D'accord... Excuse-moi, réplique-t-elle avec une moue boudeuse. Je ne sais pas si tu es au courant, mais il y a un paquet de mecs qui grattent à la porte devant chez moi.

 

Oui, il est au courant. Sonia attire les hommes comme la confiture attire les mouches. Qu'a-t-il à lui reprocher sinon le fait qu'elle soit tellement accessible, tellement proche de lui finalement...

- Bon ben je vais à la réserve, moi. La chef m'a demandé de faire l'inventaire du stock. Super excitant, comme truc. Elle a une dent contre moi, celle-là...
- D'accord. A plus tard, Sonia.
- Oui, ben tu sais où me trouver...

 

Elle sort et Vincent suit des yeux son postérieur appétissant souligné par la fluidité d'un pantalon noir.

Il attrappe une feuille de papier et essuie son visage, pensif... Mais cette fois, ses pensées se déplacent du cul étroit et de la taille fine de Soleine vers les seins généreux et la touffe blonde de Sonia.

Il sourit. Après tout, la vie est belle et les plaisirs aussi variés et différents que les femmes avec qui les partager.

 

Cap sur la réserve....

 

Vincent s'avance parmi les cartons entassés, les portiques couverts de vêtements ensachés, les paquets de cintres, les escabots et les palettes. La réserve est un dédale aux lumières glauques et au calme contrastant étrangement avec l'agitation du grand magasin.

"Il n'y a pas un chat... mais bien une petite chatte..." songe Vincent, amusé, lorsqu'il entend le fredonnement de Sonia qui semble le guider vers un coin du local encombré.

 

Elle est de dos, à genoux sur le sol, affairée à sortir d'un carton des piles de pulls.

Vince regarde la nuque douce et rose, les boucles blondes qui frisent sur le cou rond, la taille marquée par les hanches larges, le cul un peu lourd mais ferme.

Il s'approche avec la souplesse silencieuse d'un félin et vient se poster derrière elle. Avant même qu'elle ne sente sa présence, il est contre son dos et mord doucement sa nuque, ses larges mains ayant saisi les seins généreux à travers le chemisier.

 

Elle pousse un petit cri de surprise..."Vince!..." glousse... rit... et finalement soupire, ravie d'être livrée à l'animalité de cet homme qui pétrit sans ménagement sa poitrine et frotte sa queue raide contre ses fesses.

 

Il pince ses tétons à travers chemisier et soutien-gorge et Sonia les sent durcir de plaisir... en même temps qu'elle se sent devenir liquide... Elle coule de désir, elle a l'impression que son corps n'est que flux et liquides qui pulsent, suintent, débordent au rythme des envies qui montent. La salive lui vient à la bouche et elle a envie de lécher. Sa liqueur inonde son entre-jambe, humectant son string et elle a envie d'être prise.

 

Toujours derrière elle, Vincent défait fiévreusement les boutons de la chemise de la jeune femme. Il fait jaillir les gros seins de leurs alcôves de dentelle et se saisit des larges bouts fondants avec lesquels il joue de plus belle.

Sonia cherche à se retourner mais il la contient, la maintient dos à lui.

"Vince... oh.... Vince..."

Elle parvient à glisser une main dans son dos qui vient à la rencontre de son sexe dur à travers le tissu souple du pantalon. Elle le caresse, cherche à en deviner les contours, appuie, frotte... comme si elle voulait faire sortir le génie de la lampe merveilleuse! Elle est assez adroite, en fait, pour faire jaillir la belle queue droite de sa gangue de tissu.

 

D'un geste, Vincent l'invite à se tourner et se redresse devant elle. Elle veut qu'il lui donne sa queue à sucer mais il préfère la promener sur le visage empourpré de la jeune femme, dans son cou, frotter son gland contre les larges aréoles, les longs tétons érigés.

 

"Branle-moi avec tes seins" lui intime-t-il, la voix rauque.

Il aime le regard en dessous qu'elle lui lance, ses petites mains qui pressent ses mamelles autour de son sexe, son gland qui disparait entre les beaux globes pâles et réapparait pour être titillé par le petit bout de langue rose de Sonia.

 

"Ce n'est pas avec Soleine que j'aurais pu avoir ce genre de bonheur..." songe-t-il. Mais dans un flash, il voit sa semence asperger les petits seins ronds et les tétons noisettes et son excitation monte d'un cran.

 

Il repousse doucement Sonia et présente son sexe à sa bouche. Elle le prend tout entier, le gobe, l'aspire. Il tient sa tête avec force, surpris de sa tolérance, de sa vigueur, de l'absence de résistance de sa gorge aux assauts qui pourraient la révulser.

Elle le pompe telle une assoiffée, sa langue court le long de la hampe sans lui permettre de quitter la chaleur accueillante de sa bouche.

 

Elle se caresse frénétiquement à travers son pantalon...

"Enlève-le, je veux que tu te caresses vraiment pour moi."

Elle se lève pour finir de se déshabiller et la bouche de Vince s'empare alors de l'un de ses seins qui le nargue à sa hauteur. Il le lèche, le mordille, sent la douceur de l'aréole qui fond, le téton qui s'allonge encore... puis passe à l'autre sein qu'il traite à l'identique. Elle gémit les doigts accrochés dans ses cheveux.

Le pantalon a glissé le long de ses jambes et elle est à peu près nue devant lui. Il plante un doigt dans son intimité détrempée et elle gémit encore. Son pouce écrase le clitoris et elle sent des vagues de plaisir vibrer en elle, avec l'envie d'être comblée plus fort.

 

"Baise-moi, Vince!"

 

Sonia s'installe à 4 pattes. Elle sait que Vincent l'aime chienne.

 

Il s'apprête à s'insérer d'un coup, le gland à l'entrée de son antre, quand soudain, le fracas de la porte s'ouvrant à la volée les fait sursauter.

 

"Vince... Sonia..." C'est la voix larmoyante de Paul qui les appelle.

Paul n'est pas très grand, pas très mince, pas très beau, pas très intelligent.

Paul est censé faire partie de la sécurité du magasin. En fait, c'est plutôt une sorte d'homme à tout faire. Ses mains d'or réparent tout ce qu'elles touchent avec une intuition qui confine au génie. Sa gentillesse est extrème, égalée seulement par sa naïveté.

"Les amoureux... je sais que vous êtes là..."

 

Vincent a réussi à se rhabiller tant bien que mal. Sonia a remis son pantalon mais ses seins débordent toujours de son soutien-gorge, nullement cachés par la chemise ouverte.

Paul les a trouvés et contemple la poitrine avenante bouche bée.

 

"Arrête Paul, on dirait que tu vas te mettre à baver."

 

"Ch'uis désolé Sonia... C'que t'es belle..."

 

"Bon, tu nous déranges un peu, là, mon pote... Qu'est ce qui t'amène?" lâche Vincent.

 

"C'est Lydie. Elle a dit qu'elle va sûrement pas aller manger au restau avec un type comme moi..." renifle le petit homme, puis, se reprenant soudain: "Sonia, s'il te plait, laisse moi te toucher les seins".

 

Elle regarde Vince, attendant son approbation. Il lui fait signe de la tête et elle s'approche de Paul, pose un baiser léger sur ses lèvres et attire son visage à sa poitrine. Là, il se met à laper doucement puis de plus en plus fort le bout du sein droit. Sonia l'encourage en caressant ses cheveux: son excitation est de retour. Elle implore Vince des yeux et il vient poser sa bouche sur le sein libre.

 

Elle est là, debout, une bouche gourmande sur chaque sein et une tête d'homme sous chaque main. Elle sent des doigts qui se promènent sur ses fesses, d'autres qui se glissent dans le pantalon ouvert et viennent à nouveau se planter dans son ventre... un puis deux... puis trois doigts qui la fouillent et l'écartèlent... Le plaisir la submerge et vient l'agiter de spasmes, tandis qu'elle agrippe convulsivement les tignaces de ses amants.

par fanny etriendautre
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